Khamzat Chimaev mesure 1,88 mètre (soit 6’2″ en unités anglo-saxonnes) avec une allonge de 1,90 mètre. Ces mensurations font du combattant russo-émirien un athlète parfaitement calibré pour dominer la catégorie des poids moyens de l’UFC, où il règne actuellement en champion. Son physique impressionnant, combiné à sa puissance brute, constitue l’un des piliers de sa domination dans l’octogone.
Le gabarit du « Borz » n’est pas anodin dans sa carrière fulgurante. Depuis ses débuts professionnels jusqu’à sa récente conquête du titre des poids moyens, sa stature lui offre des avantages tactiques considérables face à ses adversaires. Découvrons ensemble comment cette morphologie particulière façonne le style de combat de l’un des phénomènes les plus fascinants du MMA moderne.
Les mensurations officielles de Khamzat Chimaev

Un gabarit idéal pour les poids moyens
Chimaev affiche donc 188 centimètres au compteur, ce qui le place dans la fourchette haute des combattants de sa division. Cette taille lui permet d’exploiter pleinement ses qualités athlétiques tout en conservant la mobilité nécessaire aux arts martiaux mixtes. Ajoutez à cela son allonge de 190 centimètres, légèrement supérieure à sa taille réelle, et vous obtenez un combattant capable de frapper à distance tout en restant hors de portée.
Le natif de Beno-Yurt en Tchétchénie pèse environ 84 kilogrammes lors des pesées officielles, respectant scrupuleusement la limite imposée dans sa catégorie. Cette masse musculaire répartie sur près d’1m90 crée une silhouette à la fois élancée et puissante, parfaite pour enchaîner projections dévastatrices et frappes percutantes.
Des proportions avantageuses pour son style
L’allonge légèrement supérieure à sa taille constitue un vrai bonus dans l’octogone. Deux centimètres de plus peuvent sembler dérisoires pour le commun des mortels, mais dans le MMA de haut niveau, cette petite différence change complètement la donne. Le Tchétchène peut ainsi toucher ses opposants tout en gardant ses organes vitaux à distance raisonnable des contre-attaques.
Son physique lui offre également une base solide pour sa lutte libre dévastatrice. Avec près d’1m90 de muscles et une masse corporelle optimisée, Chimaev dispose de la force brute nécessaire pour plaquer violemment ses adversaires au sol. Une fois en position dominante, ce gabarit devient carrément oppressant pour celui qui se retrouve coincé dessous.
Comment sa taille influence son style de combat

Un lutteur qui écrase par le poids et la puissance
La morphologie de Chimaev se marie parfaitement avec son approche ultra-agressive du combat. Formé à la lutte libre depuis l’âge de cinq ans, il utilise chaque centimètre de son corps pour générer une pression suffocante. Ses takedowns sont d’une violence inouïe, propulsés par des jambes longues et puissantes qui lui permettent de changer brusquement de niveau.
Une fois au sol, les 84 kilos du champion s’écrasent littéralement sur ses proies. Cette masse combinée à sa taille crée un effet de levier redoutable lors des transitions et des tentatives de soumission. Demandez à Robert Whittaker, dont la mâchoire a été brisée « juste » par un étranglement tellement la pression exercée était démesurée.
Des frappes percutantes à distance
Contrairement aux lutteurs purs qui négligent parfois le striking, Khamzat a développé un jeu de frappe solide qui profite pleinement de son allonge. Ses 192 frappes données lors de sa victoire contre Dricus du Plessis témoignent d’une activité offensive constante, rendue possible par sa capacité à toucher de loin.
Son fameux KO en 17 secondes contre Gerald Meerschaert illustre parfaitement comment un seul coup, lancé depuis une position orthodoxe avec toute la puissance générée par 1m88 de corps en rotation, peut changer instantanément le cours d’un combat. La vitesse combinée à la masse crée une force d’impact dévastatrice.
Comparaison avec les autres champions de la division

Plus grand que la moyenne des poids moyens
Dans la catégorie des 84 kilogrammes, Chimaev se situe clairement au-dessus de la moyenne en termes de taille. Beaucoup de combattants de cette division tournent plutôt autour d’1m80-1m85, ce qui procure au Borz un avantage mécanique non négligeable. Cette différence lui permet notamment de contrôler la distance lors des échanges debout.
Face à Dricus du Plessis, qui mesure environ 1m85, l’écart de trois centimètres semblait minime mais participait à l’impression de domination totale affichée par le Tchétchène. Les plus de 21 minutes de contrôle au sol enregistrées lors de ce combat montrent bien comment le gabarit de Chimaev lui permet d’imposer sa loi une fois le combat amené à terre.
Des adversaires parfois plus grands
Attention toutefois, tous les poids moyens ne sont pas plus petits que Chimaev. Israel Adesanya, ancien champion de la division, culmine à 1m93 avec une allonge phénoménale de 2m03. Nassourdin Imavov, probable prochain challenger, mesure également 1m91. Ces gabarits supérieurs pourraient poser des problèmes inédits au champion lors de futurs affrontements.
Cette perspective rend d’ailleurs le futur combat contre Imavov particulièrement intrigant d’un point de vue tactique. Pour une fois, Khamzat devra composer avec un adversaire légèrement plus grand et disposant d’une allonge supérieure. Comment le Loup adaptera-t-il sa stratégie face à quelqu’un capable de le toucher de plus loin ? Réponse probablement au printemps 2026.
L’évolution physique depuis ses débuts

Du lutteur au combattant complet
À ses débuts dans les circuits régionaux en 2018, Chimaev affichait déjà ses 1m88. Mais son corps a considérablement évolué au fil des années de pratique intensive. Le gamin qui alternait entre agent de sécurité la nuit et entraînements le jour à Stockholm s’est transformé en machine de guerre parfaitement huilée.
Ses passages entre les poids mi-moyens (77 kg) et les poids moyens (84 kg) démontrent sa capacité à moduler sa masse musculaire selon les besoins. Cette polyvalence rare lui permet d’envisager sérieusement un règne sur plusieurs divisions, à l’image d’un Conor McGregor qui l’a inspiré en son temps.
Un physique forgé par l’adversité
L’enfance difficile en Tchétchénie, pays ravagé par la guerre dans les années 90, a certainement contribué à forger ce corps d’athlète. Puis les petits boulots éreintants en Suède ont entretenu cette base de travailleur acharné. Même la cicatrice notable sur la lèvre, souvenir d’une chute dans des escaliers en béton à l’âge de deux ans, raconte l’histoire d’un gars qui n’a jamais rien eu de facile.
Aujourd’hui à 31 ans, Chimaev se trouve probablement au pic de sa forme physique. Son corps combine la maturité d’un trentenaire expérimenté avec l’explosivité d’un jeune athlète. Les sept années passées depuis ses débuts professionnels ont sculpté un physique taillé spécifiquement pour dominer le MMA moderne.
Les avantages et limites liés à sa morphologie

Les points forts d’un tel gabarit
La taille de Chimaev lui confère plusieurs atouts majeurs dans l’octogone. Premièrement, elle lui permet de générer une puissance de frappe considérable grâce aux lois de la physique basique. Plus le bras de levier est long, plus la force développée au bout du poing devient importante. Deuxièmement, cette stature facilite grandement les projections en lutte, où chaque centimètre compte pour déséquilibrer l’adversaire.
Troisièmement, et c’est peut-être le plus important, ce physique impose psychologiquement. Quand Chimaev entre dans la cage, sa silhouette élancée mais musculeuse dégage une aura intimidante. Sa barbe imposante et sa cicatrice à la lèvre ajoutent encore à cette image de guerrier invincible. Avant même le premier coup échangé, une partie du combat est déjà gagnée mentalement.
Quelques inconvénients potentiels
Évidemment, aucun gabarit n’est parfait. Une taille élevée peut parfois rendre vulnérable aux attaques basses, notamment les low kicks répétés qui visent les cuisses. Des combattants plus petits et plus compacts peuvent exploiter cette faille en pilonnant les jambes pour diminuer la mobilité.
La gestion du poids constitue également un défi permanent. Maintenir 84 kilos de muscles secs sur un cadre d’1m88 demande une discipline alimentaire rigoureuse et un entraînement méticuleux. Le moindre relâchement pourrait le faire sortir de sa catégorie ou, pire, le conduire à une pesée difficile qui saperait son énergie avant le combat.
Son physique comparé aux légendes du MMA
Historiquement, les champions UFC aux morphologies similaires à celle de Chimaev ont souvent connu de grandes carrières. Jon Jones, qui mesure 1m93, a dominé les mi-lourds pendant des années grâce notamment à son allonge exceptionnelle. Georges St-Pierre, bien que plus petit (1m78), compensait par une musculature explosive similaire à celle du Borz.
La comparaison avec Khabib Nurmagomedov revient souvent, moins pour le gabarit (l’ancien champion des légers mesurait 1m78) que pour le style de combat. Tous deux écrasent leurs adversaires au sol avec une pression implacable, utilisant chaque gramme de leur masse corporelle pour annihiler toute velléité de résistance.
Chimaev semble d’ailleurs avoir pris le meilleur des deux mondes : la taille et l’allonge des grands champions comme Jones, combinées à la férocité au sol d’un Nurmagomedov. Ce mélange explosif explique en grande partie pourquoi son record invaincu de 15-0 impressionne autant les observateurs du MMA mondial.
Quentin, 27 ans, passionné par les sports de MMA. Suivez mon aventure au coeur de tous les combats MMA !


