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Benoît Saint Denis vs Charles Oliveira : Pourquoi un refus ?

Le monde du MMA français retient son souffle depuis l’annonce qui a surpris la communauté des arts martiaux mixtes. Benoît Saint Denis, surnommé « God of War », a décliné l’opportunité de combattre la légende brésilienne Charles Oliveira lors de l’UFC Rio prévu le 11 octobre 2025. Cette décision, qualifiée de « grande déception » par le combattant français lui-même, soulève de nombreuses interrogations sur les choix stratégiques qui régissent les carrières des athlètes de haut niveau.

L’opportunité manquée de Rio

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Le forfait surprise de Rafael Fiziev, initialement programmé pour affronter Charles Oliveira en tête d’affiche de l’événement brésilien, aurait pu propulser Benoît Saint Denis sous les projecteurs mondiaux. À 29 ans, le Français sortait tout juste d’une performance éclatante à l’UFC Paris 4, où il avait dominé Mauricio Ruffy le 6 septembre dernier, confirmant son retour au sommet après des périodes plus délicates.

Ce combat aurait représenté une vitrine exceptionnelle pour BSD. Affronter un ancien champion du monde comme Oliveira, dans son pays natal devant des dizaines de milliers de supporters brésiliens déchaînés, constitue le genre d’opportunité dont rêvent tous les combattants. La visibilité médiatique, les retombées financières et la reconnaissance internationale auraient été considérables en cas de victoire.

Les raisons d’un refus réfléchi

Contrairement à ce que certains pourraient penser, la décision de Benoît Saint Denis n’est absolument pas liée à une quelconque appréhension face au niveau de Charles Oliveira. Le combattant français a expliqué avec transparence les véritables motivations derrière ce choix cornélien auprès de RMC Sport.

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« C’est une grande déception et beaucoup d’aléas. C’est un jeu de décisions, de réponses, de beaucoup de choses, d’enjeux économiques et sportifs », a confié BSD. Cette déclaration révèle la complexité des négociations et des paramètres à considérer lorsqu’un combat de cette envergure se profile à l’horizon.

Le principal obstacle résidait dans le timing extrêmement serré. Accepter un « short notice » (combat contracté au dernier moment) contre un adversaire du calibre d’Oliveira, sans préparation adéquate, aurait représenté un risque inconsidéré pour la carrière du Français. Comme l’a souligné son manager Guillaume Peltier sur Instagram : « Nous respectons bien trop Oliveira pour le prendre comme ça. Ce genre de combat se prépare. »

La priorité absolue : Beneil Dariush à New York

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La véritable raison du refus de Benoît Saint Denis réside dans son engagement préalable pour un combat tout aussi stratégique. Le 15 novembre 2025, lors de l’UFC 322 au mythique Madison Square Garden de New York, BSD affrontera l’Américain Beneil Dariush, un adversaire redoutable classé dans le top 10 de la catégorie des moins de 70 kg.

« Je suis bien entouré, je fais entièrement confiance à mon manager Guillaume Peltier. Il a tout mis en place pour qu’on arrive éventuellement à avoir ce combat. C’est un combat dont tout le monde rêve, dont tout combattant rêve », a précisé le Français, soulignant l’importance de maintenir sa concentration sur l’échéance new-yorkaise.

Ce choix s’inscrit dans une logique de progression méthodique au sein de l’organisation. Plutôt que de sauter sur une opportunité spectaculaire mais risquée, Saint Denis privilégie une construction solide de son palmarès qui pourrait, à terme, lui ouvrir les portes d’un combat pour le titre mondial.

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L’intelligence tactique derrière la stratégie

La catégorie des poids légers UFC ressemble effectivement à un « serpent qui se mord la queue », comme l’a judicieusement observé Benoît Saint Denis. Les dynamiques entre les différents prétendants créent des opportunités multiples qu’il convient de saisir au bon moment.

« Dariush a tapé Gamrot, Gamrot a tapé Tsarukyan et Tsarukyan a tapé Oliveira. J’ai envie de tous les affronter. Je reste concentré sur Dariush, c’est un très gros challenge », a-t-il détaillé. Cette analyse démontre une compréhension fine de l’écosystème compétitif et des chemins possibles vers les sommets de la division.

Vaincre Beneil Dariush, combattant expérimenté et respecté, permettrait à BSD d’intégrer officiellement le top 10 de sa catégorie. Cette position renforcerait considérablement son pouvoir de négociation pour de futurs affrontements majeurs, y compris potentiellement contre Charles Oliveira dans des conditions optimales de préparation.

Les enjeux économiques et sportifs

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Au-delà de la simple performance sportive, les décisions des combattants professionnels intègrent nécessairement des considérations financières. Un combat précipité contre Oliveira, même spectaculaire, aurait pu compromettre les revenus garantis du contrat déjà signé pour l’UFC 322. Les pénalités contractuelles, les clauses de non-concurrence et les bonus de performance constituent autant de variables économiques que les managers doivent optimiser.

Guillaume Peltier, le manager de BSD, a démontré son expertise en protégeant les intérêts à long terme de son poulain. Accepter le combat brésilien au pied levé aurait certes généré un pic médiatique immédiat, mais une défaite aurait pu faire reculer Saint Denis de plusieurs rangs dans la hiérarchie divisionnaire.

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Quentin, 27 ans, passionné par les sports de MMA. Suivez mon aventure au coeur de tous les combats MMA !

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