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Fortune de Jon Jones : 25 millions de dollars après sa retraite de l’UFC

Jon Jones quitte l’octogone avec un patrimoine estimé à 25 millions de dollars (21,7 millions d’euros) après seize années de domination absolue dans le mixed martial arts. Le champion américain, qui a raccroché les gants en juin 2025 à 37 ans, laisse derrière lui non seulement un palmarès sportif exceptionnel, mais aussi une accumulation financière qui le classe parmi les combattants les mieux payés de l’histoire UFC. De ses modestes débuts à 7 000 dollars par combat jusqu’aux contrats à plusieurs millions, retour sur l’ascension financière d’une légende.

Les débuts modestes d’un futur millionnaire

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7 000 dollars pour débuter en 2008

Difficile d’imaginer aujourd’hui que Jones commençait sa carrière professionnelle avec des bourses de seulement 7 000 dollars. Ses premiers pas dans l’UFC en août 2008 reflétaient la réalité économique d’un débutant prometteur mais encore inconnu du grand public.

Les trois premiers combats de « Bones » rapportaient des cachets quasi identiques. Contre André Gusmão, Stephen Bonnar puis Jake O’Brien, l’Américain encaissait entre 6 000 et 10 000 dollars par apparition. Des sommes dérisoires comparées aux millions qu’il empochera plus tard, mais suffisantes pour un jeune athlète de 21 ans construisant sa réputation.

Cette phase d’apprentissage financier durait jusqu’en 2010. Chaque victoire apportait certes une prime supplémentaire, mais les montants restaient modestes. L’UFC investissait progressivement sur ce talent brut dont le potentiel crevait déjà les yeux.

Le saut vers les six chiffres en 2011

La conquête du titre des mi-lourds contre Maurício Rua changeait radicalement la donne. Les bourses franchissaient la barre symbolique des 100 000 dollars dès ce combat historique de mars 2011. Jones passait du statut de prospect prometteur à celui de champion bankable.

Cette revalorisation immédiate témoignait de la confiance de Dana White dans son nouveau joyau. Face à Quinton Jackson en septembre 2011, le champion empochait déjà 200 000 dollars garantis. Contre Lyoto Machida trois mois plus tard, ses cachets grimpaient encore.

L’évolution s’accélérait de manière exponentielle. Chaque défense de titre apportait son lot d’augmentations. Les bonus pour les performances exceptionnelles s’additionnaient également. La machine à cash Jones se mettait progressivement en marche, portée par des événements pay-per-view qui pulvérisaient régulièrement le million de ventes.

L’explosion des revenus durant le règne

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Des cachets qui atteignent 500 000 dollars

Entre 2013 et 2015, au sommet de sa gloire sportive, Jones négociait des contrats garantis dépassant régulièrement le demi-million de dollars. Face à Alexander Gustafsson lors de leur première confrontation épique, le champion touchait 500 000 dollars de base.

Cette période représentait l’apogée financière de sa première ère de domination. Les combats contre Daniel Cormier, Glover Teixeira ou Ovince Saint Preux généraient des bourses similaires. Ajoutez les pourcentages sur les ventes PPV, et les revenus par combat explosaient littéralement.

Les bonus complétaient généreusement ces montants de base. Fight of the Night, Performance of the Night : Jones raflait régulièrement ces primes de 50 000 à 75 000 dollars. Son style spectaculaire et son talent pour finir les combats justifiaient amplement ces récompenses supplémentaires.

Les revenus des pay-per-view multipliant les gains

Voici où la fortune se construisait vraiment. Les événements UFC avec Jones dépassaient fréquemment le million d’achats en PPV, générant des revenus astronomiques pour l’organisation et son champion. Sur certains gros combats, les points de pourcentage ajoutaient plusieurs millions aux cachets garantis.

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La première rencontre avec Cormier à l’UFC 182 atteignait 800 000 achats PPV. Leur revanche à l’UFC 214 frôlait les 900 000. Ces chiffres se traduisaient par des bonus substantiels calculés sur les revenus totaux de l’événement.

Les estimations situent certains de ses combats majeurs entre 3 et 5 millions de dollars tout compris. Cette capacité à générer des ventes pay-per-view faisait de Jones l’un des combattants les plus rentables de l’histoire UFC, au même titre qu’un Conor McGregor ou un Georges St-Pierre.

Le retour triomphal et les méga-contrats

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3 millions garantis face à Ciryl Gane

Après trois années d’absence, le comeback de Jones en mars 2023 marquait une révolution dans sa rémunération. Pour affronter Ciryl Gane et conquérir le titre des lourds, l’Américain empochait 3 millions de dollars garantis. Six fois plus que ses dernières bourses avant sa pause.

Cette revalorisation massive reflétait plusieurs réalités. D’abord, le statut de légende vivante de Jones qui revenait pour un défi dans une nouvelle division. Ensuite, l’attente immense générée par son retour après tant d’incertitudes. Enfin, l’inflation générale des salaires dans l’UFC moderne.

Le combat se soldait par une victoire éclair en deux minutes via guillotine. Pour moins de dix minutes passées dans l’octogone durant toute la fight week, Jones repartait avec plusieurs millions. Du jamais vu dans sa carrière, et la promesse d’encore mieux pour la suite.

Le dernier jackpot contre Stipe Miocic

Novembre 2024 voyait Jones défendre sa ceinture face à Stipe Miocic pour un cachet identique de 3 millions garantis. Mais cette fois, avec les pourcentages PPV et autres bonus, le combat générait probablement plus de 8 millions de dollars au total.

Cette estimation prend en compte plusieurs facteurs :

  • Le cachet garanti de 3 millions de base
  • Les points de pourcentage sur les 700 000 achats PPV estimés
  • Les bonus pour la victoire par KO spectaculaire
  • Les primes promotionnelles diverses
Évolution des cachets de Jon Jones
Période Cachet type Contexte
2008-2010 7 000 – 10 000 $ Débuts professionnels
2011-2012 100 000 – 200 000 $ Premier règne champion
2013-2015 400 000 – 500 000 $ Apogée mi-lourds
2016-2020 500 000 $ Retours post-suspensions
2023-2024 3 000 000 $ Ère lourds

Les sources de revenus complémentaires

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Sponsoring et partenariats commerciaux

La fortune de 25 millions s’explique aussi par des contrats extérieurs à l’octogone. Nike signait avec Jones en 2012, faisant de lui le premier combattant MMA à décrocher un deal international avec le géant de l’équipement sportif. Une association prestigieuse qui rapportait plusieurs centaines de milliers de dollars annuellement.

Gatorade rejoignait l’aventure peu après. MuscleTech, spécialiste des compléments alimentaires, proposait également un partenariat lucratif. Ces collaborations diversifiaient les sources de revenus et construisaient une marque personnelle au-delà du simple athlète.

Malheureusement, les problèmes judiciaires de 2015 provoquaient la rupture de plusieurs contrats majeurs. Nike mettait fin au partenariat après l’accident avec délit de fuite. Un coup dur financièrement, mais compensé par d’autres sponsors moins regardants sur l’image.

Investissements et revenus passifs

Jones a su intelligemment diversifier son patrimoine au-delà des gains de combat. Immobilier à Albuquerque, investissements dans des salles de sport, participations dans diverses entreprises : la star du MMA pensait long terme dès le début de sa réussite.

Cette stratégie patrimoniale explique partiellement l’écart entre les gains de carrière déclarés et la fortune totale estimée. Les revenus passifs générés par ces investissements s’accumulent année après année, faisant croître le capital même pendant les périodes d’inactivité.

La gestion d’image rapportait également. Apparitions médiatiques, publicités locales, événements payants : chaque sollicitation se monétisait. Un champion UFC de cette stature peut facturer 50 000 dollars et plus pour une simple apparition publique.

Merchandising et droits dérivés

Les produits dérivés à l’effigie de Jones généraient des royalties non négligeables. Maillots, posters, jeux vidéo : chaque utilisation de son image dans les produits UFC lui rapportait des pourcentages. Ces sommes, bien que modestes individuellement, s’additionnaient pour former un flux régulier.

Les rééditions constantes des jeux vidéo EA Sports UFC incluaient Jones parmi les combattants vedettes. Chaque nouvelle version générait des paiements de droits. Sa présence dans le mode carrière ou comme personnage jouable justifiait des rémunérations spécifiques.

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Les documentaires, émissions spéciales et contenus premium sur UFC Fight Pass utilisaient abondamment ses images d’archives. Ces exploitations commerciales continues participaient à l’enrichissement même après la fin de sa carrière active.

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Comparaison avec les autres légendes UFC

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Un patrimoine dans la moyenne haute

Avec ses 25 millions de dollars, Jones se situe dans le top 10 des combattants UFC les plus riches. Mais il reste loin derrière Conor McGregor et ses 200 millions estimés. L’Irlandais a bénéficié d’opportunités commerciales exceptionnelles, notamment sa marque de whisky Proper Twelve.

Georges St-Pierre affiche environ 30 millions de patrimoine net. Le Canadien a maximisé ses revenus grâce à une carrière plus longue sans suspensions et des contrats publicitaires majeurs. Khabib Nurmagomedov approche les 40 millions grâce à ses investissements diversifiés en Russie.

Anderson Silva, autre légende du sport, culminerait autour de 18 millions. Sa carrière plus ancienne ne profitait pas des mêmes cachets modernes. Ronda Rousey aurait accumulé 13 millions pendant son passage UFC, avant d’enrichir ce total avec sa carrière WWE.

Les suspensions ont coûté cher

Impossible d’ignorer l’impact financier des trois suspensions majeures. Les années perdues entre 2015 et 2020 auraient pu rapporter facilement 15 à 20 millions supplémentaires. Trois à quatre combats annuels pendant cette période prime, avec les cachets en hausse constante, représentaient un manque à gagner colossal.

Les sponsors perdus suite aux scandales amplifient ce préjudice. Nike seul aurait pu verser plusieurs millions sur une décennie de collaboration. Gatorade également. Ces ruptures contractuelles privent Jones de revenus passifs considérables.

Sans ces interruptions, son patrimoine atteindrait probablement 40 à 50 millions aujourd’hui. Un gâchis financier qui accompagne le gâchis sportif de ne pas avoir combattu dans sa prime absolue pendant plusieurs années cruciales.

La retraite financièrement confortable

25 millions pour une vie tranquille

À 37 ans, Jones peut vivre très confortablement sans jamais retravailler. Correctement investis avec un rendement conservateur de 4% annuel, ces 25 millions génèrent un million de dollars par an de revenus passifs. De quoi maintenir un train de vie luxueux indéfiniment.

La maison familiale à Albuquerque, les voitures de collection, les voyages : tout devient accessible sans rogner sur le capital. L’ancien champion peut se concentrer sur sa famille et ses projets personnels sans pression financière.

Cette sécurité matérielle résulte d’une carrière exceptionnellement lucrative malgré les turbulences. Peu d’athlètes peuvent prétendre accumuler pareille fortune dans un sport aussi jeune que le MMA moderne. Le timing parfait de Jones, arrivant au moment où l’UFC explosait commercialement, a joué en sa faveur.

Les revenus post-retraite potentiels

La retraite sportive n’implique pas forcément la fin des rentrées d’argent. Les opportunités de commentateur UFC pourraient rapporter plusieurs centaines de milliers annuellement. Daniel Cormier gagne environ 500 000 dollars par an dans ce rôle. Jones pourrait négocier davantage vu sa notoriété.

Les conférences motivationnelles, les camps d’entraînement payants, les apparitions en podcast : autant de sources complémentaires. Certains ex-champions facturent 20 000 dollars l’heure pour des séminaires privés. Le marché existe, surtout pour quelqu’un de son calibre.

L’autobiographie détaillée qu’il promet depuis des années pourrait générer un million ou plus. Les ventes de livres, adaptations, interviews promotionnelles : tout se monétise. Sa vie tumultueuse fournit une matière narrative captivante que les éditeurs sauront exploiter.

Comparaison avec d’autres sports de combat

Dans le monde de la boxe professionnelle, les sommes diffèrent radicalement. Floyd Mayweather affiche plus de 400 millions de patrimoine grâce à son modèle promotionnel unique. Même des boxeurs moins médiatisés comme Canelo Alvarez dépassent les 100 millions.

Cette disparité s’explique par les structures économiques différentes. Les boxeurs vedettes contrôlent davantage leurs revenus et négocient individuellement. L’UFC fonctionne avec des contrats exclusifs qui limitent le pouvoir de négociation individuel, même pour les stars absolues.

Cependant, par rapport aux débuts du MMA, Jones s’en sort remarquablement. Les pionniers comme Royce Gracie ou Ken Shamrock n’ont jamais atteint de telles fortunes. L’explosion commerciale de l’UFC entre 2010 et 2025 a permis à la génération de Jones d’accumuler des patrimoines impensables quinze ans plus tôt.

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Les controverses et leur impact financier

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Les frais légaux considérables

Les démêlés judiciaires répétés ont grignoté une partie substantielle des gains. Avocats spécialisés, règlements à l’amiable, amendes diverses : ces dépenses s’accumulent rapidement. Un avocat de défense criminel de haut niveau facture 500 à 1 000 dollars l’heure.

L’accident de 2015 nécessitait une défense agressive. Les charges de délit de fuite avec blessures risquaient plusieurs années de prison. Le plea deal négocié coûtait certainement des centaines de milliers en frais légaux. Sans parler des réparations civiles potentielles.

Les suspensions pour dopage impliquaient aussi des équipes d’avocats spécialisés en droit sportif. Contester les résultats positifs, négocier les durées de suspension, gérer les relations avec l’USADA : chaque étape générait des factures. Certains estiment ces frais totaux entre 2 et 3 millions sur toute la carrière.

Les opportunités perdues

Au-delà des frais directs, les opportunités manquées pèsent lourd. Les superfights contre Francis Ngannou ou Tom Aspinall qui n’ont jamais eu lieu représentaient des dizaines de millions de revenus potentiels. Les fans réclamaient ces combats, prêts à payer pour les voir.

Les contrats de sponsoring refusés en raison de l’image ternie constituent un autre manque à gagner. Combien de marques grand public auraient courtisé un Jones au casier judiciaire vierge ? Reebok, Under Armour, Monster Energy : tous recherchaient des ambassadeurs MMA crédibles.

Les rôles au cinéma également. Ronda Rousey enchaînait les films hollywoodiens pendant sa prime. Georges St-Pierre apparaissait dans Captain America. Jones possède le charisme et la notoriété pour des rôles similaires, mais son image compliquée fermait ces portes.

L’héritage financier d’une carrière unique

Un modèle pour les futurs champions

Malgré les controverses, Jones démontre qu’une carrière MMA peut générer une fortune conséquente. Les jeunes combattants observent son parcours financier avec attention, même s’ils espèrent éviter ses erreurs extrasportives. La barre des 25 millions devient un objectif atteignable pour les futures superstars.

Son évolution salariale trace également la feuille de route. Accepter les petits cachets au début, exploser rapidement vers les six chiffres après un titre, négocier agressivement une fois le statut établi : cette progression inspire la nouvelle génération.

Les champions actuels comme Israel Adesanya ou Alexander Volkanovski suivent des trajectoires similaires. Chacun vise à maximiser ses revenus pendant sa fenêtre de performance optimale, conscient que les carrières dans ce sport restent courtes et imprévisibles.

La transformation économique de l’UFC

Le parcours financier de Jones coïncide avec la métamorphose de l’UFC en empire commercial. Les cachets multipliés par 400 entre ses débuts et sa retraite reflètent la croissance exponentielle de l’organisation. De niche marginale à sport mainstream, le MMA a explosé économiquement.

Cette transformation profite directement aux athlètes d’élite. Les meilleurs combattants de 2025 gagnent davantage que les champions de 2010, inflation comprise. Les deals Reebok puis Venum ajoutent des revenus garantis. Les bonus augmentent régulièrement.

Pourtant, les débats sur la rémunération persistent. Les critiques soulignent que l’UFC reverse seulement 15 à 20% de ses revenus totaux aux combattants, contre 50% dans les ligues sportives majeures. Jones aurait pu gagner bien plus dans un système économique différent.

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Les leçons d’une fortune bâtie et préservée

Malgré tout, 25 millions de patrimoine net représentent une réussite financière indéniable. Parti de rien dans l’État de New York, Jones a construit une fortune qui sécurise son avenir et celui de ses enfants pour plusieurs générations. Cette accumulation résulte de talent exceptionnel mais aussi de décisions financières globalement avisées.

La diversification des investissements, la conservation d’une partie substantielle des gains malgré les tentations, l’évitement de dépenses ostentatoires excessives : autant de choix judicieux. D’autres athlètes avec des revenus similaires terminent ruinés. Jones conserve son capital.

Son histoire financière mêle triomphe et regrets. Triomphe d’avoir bâti une telle fortune dans un sport encore jeune. Regrets des dizaines de millions laissés sur la table à cause de choix personnels discutables. Une carrière à l’image du personnage : exceptionnelle mais complexe, géniale mais imparfaite.

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Quentin, 27 ans, passionné par les sports de MMA. Suivez mon aventure au coeur de tous les combats MMA !

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