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Jon Jones : Ses records et son palmarès

Jon Jones, surnommé « Bones », détient 12 défenses de titre UFC, un record absolu, et reste invaincu sur 28 victoires avec une seule disqualification contestée. À 38 ans, l’Américain s’est imposé comme le plus jeune champion UFC à 23 ans, a régné sur deux divisions différentes, et totalise 16 victoires en combats de titre. Du haut de ses 1m93 et avec une allonge de 215 cm, ce phénomène a dominé la catégorie des mi-lourds pendant plus d’une décennie avant de conquérir les lourds en 2023. Son bilan ? Aucun adversaire ne l’a jamais mis KO ou dominé aux points de manière légitime.

Les records de championnat : une domination sans précédent

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Le plus jeune champion de l’histoire

Le 19 mars 2011 reste gravé dans les mémoires. Face à Maurício « Shogun » Rua, le jeune prodige de 23 ans et 243 jours décroche la ceinture des mi-lourds par TKO au troisième round. Personne avant lui n’avait conquis un titre UFC aussi jeune. Cette performance inaugurale a lancé un règne qui allait redéfinir les standards de l’organisation.

La violence affichée ce soir-là contre l’ancien champion du Pride a sidéré les observateurs. Genou volant dès les premières secondes, domination technique absolue, brutalité chirurgicale : Jones ne laissait aucune chance au Brésilien. L’arbitre Steve Mazzagatti stoppait le massacre après que le champion déchu se soit effondré sous les coups au corps et les genoux.

16 victoires en combats de titre : un record inégalé

Personne dans l’octogone n’a remporté autant de combats pour une ceinture UFC. Les 16 succès de Jones en championship bouts dépassent tous les autres athlètes de l’organisation, toutes catégories confondues. Cette statistique reflète une constance exceptionnelle au plus haut niveau pendant quinze ans de carrière.

Adversaire Date Résultat
Maurício Rua Mars 2011 TKO R3
Quinton Jackson Sept. 2011 Soumission R4
Lyoto Machida Déc. 2011 Soumission R2
Rashad Evans Avril 2012 Décision unanime
Ciryl Gane Mars 2023 Soumission R1

12 défenses de titre : le record absolu UFC

Avec sa victoire contre Stipe Miocic en novembre 2024, Jones a porté son total de défenses à douze. Ce chiffre pulvérise toutes les marques précédentes et confirme sa capacité à rester au sommet face aux meilleurs challengers. Huit défenses consécutives en mi-lourds, puis trois chez les lourds : la machine n’a jamais faibli.

Demetrious Johnson avait établi la barre à onze défenses chez les mouches. Anderson Silva et Georges St-Pierre approchaient également ce standard. Mais Jones les a tous surpassés lors de son combat contre l’ancien pompier d’Ohio. Le spinning back kick suivi d’une avalanche de coups a parachevé cette treizième année de règne intermittent mais écrasant.

Les records techniques : la science du combat

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Un taux de défense contre les amenés au sol historique

Affichant 95% de réussite dans la défense des takedowns, Jones possède le meilleur ratio de toute la division mi-lourds et le deuxième de l’UFC toutes catégories. Cette statistique démontre son excellence en lutte défensive, héritée de ses années comme champion national NJCAA en 2006.

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Les lutteurs d’élite comme Daniel Cormier, champion olympique en gréco-romaine, se sont heurtés à ce mur. Lors de leur premier affrontement à l’UFC 182, Jones réussissait trois takedowns tandis que DC n’en réalisait aucun. Cette inversion des rôles a choqué l’establishment du MMA : le striker battait le lutteur à son propre jeu.

1 463 frappes significatives en mi-lourds

Les statistiques offensives parlent d’elles-mêmes. Aucun combattant des 93 kilos n’a porté autant de coups significatifs dans l’histoire de la catégorie. Cette accumulation résulte d’une activité constante sur quinze combats de championnat, avec une moyenne dépassant les 97 strikes par match.

La diversité technique explique ce volume. Coups de coude tournoyants, spinning back kicks, genoux sautés, oblique kicks destructeurs : l’arsenal de Jones ne ressemble à aucun autre. Contre Anthony Smith en 2019, il établissait même le record de 111 coups de jambe dans un combat de mi-lourds, martyrisant les tibias de son adversaire pendant cinq rounds.

0,2% de temps en position inférieure

Voilà peut-être la statistique la plus impressionnante. Jones a passé seulement 41 secondes sur le dos durant toute sa carrière en mi-lourds. Ce pourcentage microscopique de 0,2% illustre une domination positionnelle rarement observée dans le sport.

En contrepartie, il a accumulé 47 minutes et 47 secondes en position de contrôle supérieure. Cette maîtrise du ground game provient de sa base wrestling combinée à un jiu-jitsu brésilien ceinture violette efficace. Les tentatives de renversement échouent systématiquement face à son équilibre exceptionnel et sa lecture du jeu.

Voir la taille et le poids de Jon Jones ici.

Les records de longévité : un règne interminable

1 743 jours au sommet du pound-for-pound

Du 12 décembre 2013 jusqu’à sa suspension, Jones a conservé le statut de meilleur combattant livre-pour-livre pendant presque cinq ans. Cette reconnaissance par les médias et les fans témoigne d’une suprématie incontestée durant la majeure partie des années 2010.

Demetrious Johnson, Georges St-Pierre, Anderson Silva : tous les grands noms ont occupé ce trône à différents moments. Mais aucun ne l’a gardé aussi longtemps. Même les suspensions n’ont pas terni ce statut aux yeux de nombreux observateurs qui continuent de le considérer comme le GOAT.

20 combats d’affilée sans défaite légitime

La seule tache au dossier ? Une disqualification contre Matt Hamill en 2009 pour coups de coude verticaux interdits. Problème : Hamill lui-même considère avoir perdu ce combat, tout comme Dana White qui a tenté pendant des années de faire annuler cette décision.

Si l’on retire cette défaite technique, Jones affiche 28 victoires consécutives depuis ses débuts professionnels en avril 2008. Cette série d’invincibilité sur dix-sept ans écrase tous les standards de l’UFC où la parité règne généralement après quelques combats au sommet.

Champion dans deux divisions différentes

Après avoir dominé les 93 kilos pendant une décennie, Jones montait chez les lourds en mars 2023. Face à Ciryl Gane, il remportait le titre vacant en deux minutes grâce à un étranlement guillotine parfaitement exécuté. Cette performance confirmait ses capacités d’adaptation à 36 ans.

Seuls huit combattants UFC ont conquis des ceintures dans deux catégories. Mais Jones fait partie du club encore plus select des quatre athlètes ayant défendu des titres dans deux divisions distinctes. Sa victoire contre Miocic en 2024 validait définitivement ce statut de champion bi-divisionnaire.

Les adversaires vaincus : un palmarès de légendes

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9 anciens champions battus

La qualité des victoires compte autant que leur nombre. Jones a affronté et vaincu neuf anciens détenteurs de ceinture UFC : Maurício Rua, Quinton Jackson, Lyoto Machida, Rashad Evans, Vitor Belfort, Glover Teixeira, Daniel Cormier (deux fois), Stipe Miocic et Ciryl Gane pour le titre intérimaire.

Ce CV d’adversaires représente le who’s who du MMA moderne. Chacun de ces combattants avait prouvé sa valeur en gagnant de l’or UFC. Pourtant, tous se sont inclinés face au talent supérieur de Jones. Cette constance contre l’élite absolue n’a jamais été égalée dans l’organisation.

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Le seul à battre cinq ex-champions consécutivement

Entre mars 2011 et avril 2014, Jones a enchaîné cinq victoires d’affilée contre d’anciens champions : Rua, Jackson, Machida, Evans et Belfort. Cette séquence unique dans les annales démontre qu’il ne s’attaquait qu’aux meilleurs pendant son prime.

La liste des finitions impressionne particulièrement :

  • Premier à soumettre Quinton « Rampage » Jackson en UFC (étranglement par l’arrière)
  • Première défaite par soumission de Lyoto Machida (guillotine technique)
  • Mise à jour violente de Vitor Belfort (clé américaine) après avoir survécu à une armbar dangereuse

Jamais arrêté ni dominé aux points

Voici le fait le plus extraordinaire : aucun adversaire n’a jamais mis Jones KO ou TKO. En 30 combats professionnels, il n’a jamais été stoppé par des frappes. Cette résistance physique combinée à sa défense exceptionnelle en fait un adversaire cauchemardesque.

De même, personne ne l’a clairement dominé sur une décision. Le combat contre Alexander Gustafsson à l’UFC 165 reste le plus serré, avec trois rounds potentiellement remportés par le Suédois. Mais même dans cette guerre de cinq rounds, Jones trouvait les ressources pour arracher la victoire unanime.

Les performances mémorables : combat par combat

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UFC 165 : le combat du siècle en mi-lourds

Le 21 septembre 2013 à Toronto restera gravé comme « Fight of the Year » unanime. Gustafsson poussait Jones dans ses retranchements pendant 25 minutes d’une violence inouïe. Tous deux terminaient à l’hôpital avec le visage tuméfié, sans fractures heureusement.

Ce soir-là, le champion encaissait sa première grosse coupure au-dessus de l’œil dès le premier round. Gustafsson le touchait proprement, contestait les clinches, défendait les takedowns. Mais Jones s’accrochait, trouvait un second souffle et finissait plus fort dans les derniers rounds. Les juges rendaient un verdict unanime 48-47, 48-47, 49-46 qui provoquait des débats passionnés.

En mars 2020, l’UFC intronisait ce combat au Hall of Fame dans la catégorie Fight Wing. Une reconnaissance méritée pour ce qui demeure l’affrontement référence de la division des mi-lourds.

UFC 182 : la revanche contre Daniel Cormier

Janvier 2015 marquait l’apogée de la rivalité la plus intense de l’histoire UFC. Après des mois d’affrontements verbaux et même une bagarre lors d’une conférence de presse, Jones et Cormier réglaient leurs comptes pour de vrai.

Pendant cinq rounds, le champion démontrait sa supériorité technique. Trois takedowns réussis contre le lutteur olympique, contrôle au sol, frappes variées : Jones remportait chaque séquence. Les juges tranchaient 49-46 sur les trois cartes. Ce combat lui valait son quatrième bonus Fight of the Night.

L’ironie ? Un test positif à la cocaïne un mois avant l’événement avait failli tout annuler. Mais la substance n’étant pas interdite hors compétition à l’époque, le combat se déroulait normalement. Cette victoire reste l’une des plus complètes de sa carrière.

UFC 285 : le retour fracassant chez les lourds

Après trois ans d’absence, Jones effectuait ses grands débuts dans la catégorie reine face à Ciryl Gane, champion intérimaire français. Les bookmakers donnaient le vétéran favori à 13 contre 1. Personne n’anticipait une telle domination.

Dès le premier round, Jones amenait Gane au sol et verrouillait une guillotine parfaite à 2:04. Le Français tapait immédiatement. Cette performance éclair prouvait que le niveau technique de Jones transcendait les divisions. À 35 ans, il conquérait une nouvelle ceinture sans la moindre difficulté.

Le bonus Performance of the Night de 50 000 dollars fut reversé à des œuvres caritatives d’Albuquerque. Classe totale d’un champion qui savait déjà où il voulait en venir.

Les distinctions et récompenses : reconnaissance unanime

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Fighter of the Year à trois reprises

Les médias spécialisés ont couronné Jones meilleur combattant de l’année en 2011, 2012 et 2023. Une triple distinction qui souligne sa domination sur plus d’une décennie, avec une renaissance impressionnante à bientôt 40 ans.

En 2011, après ses destructions de Rua, Jackson et Machida, le consensus était total. L’année suivante, ses victoires contre Evans et Belfort confirmaient ce statut. Puis en 2023, son retour triomphal chez les lourds relançait le débat sur le plus grand de tous les temps.

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ESPN, MMA Fighting, MMA Weekly, Sherdog : tous les outlets majeurs l’ont sacré à ces occasions. Cette reconnaissance transversale témoigne d’un impact indéniable sur le sport.

Classé parmi les 100 meilleurs athlètes du 21e siècle

ESPN l’a placé 66e dans son classement des athlètes marquants depuis 2000, toutes disciplines confondues. Cette position le situe devant des icônes mondiales dans des sports infiniment plus populaires que le MMA.

Comparer Jones à des basketteurs, footballeurs ou tennismen peut sembler audacieux. Mais sa domination absolue dans sa discipline, sa longévité et son impact culturel justifient cette reconnaissance. Aucun autre combattant de MMA n’apparaît aussi haut dans ce panthéon.

Premier sponsoring Nike pour un combattant MMA

En août 2012, Jones signait un contrat international avec Nike, devenant le premier athlète de mixed martial arts à bénéficier d’un tel partenariat. Cette association avec la marque à la virgule marquait la reconnaissance mainstream du sport.

Jones recevait même sa propre ligne de chaussures, du jamais vu pour un combattant. Reebok, Gatorade, MuscleTech suivaient dans la foulée. Malheureusement, ses problèmes légaux en 2015 provoquaient la rupture de plusieurs de ces contrats. Le talent seul ne suffit pas toujours.

L’héritage statistique : des nombres qui parlent

Statistiques clés de Jon Jones en UFC
Catégorie Record Précision
Défenses de titre 12 Record absolu UFC
Victoires en combats de titre 16 Meilleur de tous les temps
Âge premier titre 23 ans 243 jours Plus jeune champion
Série d’invincibilité 20 combats Hors DQ contre Hamill
Défense takedowns 95% 2e meilleur taux UFC

Les chiffres qui impressionnent vraiment

Au-delà des titres et des victoires, certaines données révèlent l’ampleur de la domination :

  • 4 heures 56 minutes et 20 secondes de temps total en combats de titre (record)
  • 10 soumissions en carrière, dont 4 en championship fights
  • 1 835 frappes totales portées en mi-lourds
  • 79 minutes et 42 secondes de contrôle accumulé au sol
  • 57,9% de précision sur les frappes significatives

Ces statistiques racontent l’histoire d’un combattant complet. Striking varié, wrestling d’élite, jiu-jitsu fonctionnel, cardio exceptionnel : Jones excellait dans tous les compartiments du jeu.

La constance dans l’excellence

Entre 2011 et 2015, Jones remportait onze combats consécutifs pour le titre, tous contre des adversaires classés top 5. Cette régularité au sommet dépasse celle de champions pourtant légendaires comme Anderson Silva ou Georges St-Pierre.

Même après ses suspensions, chaque retour se soldait par une victoire. Ovince Saint Preux en 2016 ? Décision unanime 50-44. Alexander Gustafsson en 2018 ? KO au troisième round. La machine ne rouillait jamais vraiment.

Une carrière entre génie et controverses

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L’unique défaite : un cas d’école

La disqualification contre Matt Hamill le 5 décembre 2009 reste le seul « L » sur la fiche de Jones. Dominant complètement le combat, il assénait des coups de coude verticaux (12-6 elbows) interdits par les règles du Nevada.

L’arbitre Steve Mazzagatti stoppait l’action après que Hamill, incapable de continuer à cause d’une épaule déboîtée, ne puisse plus défendre. Ironie : les coups interdits avaient principalement touché le nez déjà ensanglanté. La commission utilisait la vidéo pour confirmer la DQ.

Dana White fulminait publiquement, estimant que la décision aurait dû être un no contest. Hamill lui-même admettait avoir été dominé. Mais techniquement, Jones perdait son invincibilité sur une faute réglementaire. Frustrant pour tout le monde.

Les records malgré les obstacles

Trois suspensions majeures auraient pu ruiner n’importe quelle carrière. Pourtant, Jones revenait systématiquement au sommet :

  • 2015 : Stripped après un accident avec délit de fuite
  • 2016 : Stripped après un test positif à Clomiphene et Letrozole
  • 2017 : Stripped après un test positif à Turinabol

Malgré ces interruptions totalisant plusieurs années, il maintenait son niveau d’élite. Cette résilience mentale et physique force le respect, même si les circonstances restent regrettables.

Le bilan d’une légende vivante

Jon Jones a redéfini ce qu’un champion UFC pouvait accomplir. Ses 12 défenses de titre, ses 16 victoires en combats de championnat et son invincibilité quasi-totale établissent un standard probablement inatteignable pour les générations futures.

À 38 ans, retiré depuis juin 2025, il laisse derrière lui un héritage monumental. Les débats sur le GOAT continueront, mais les chiffres ne mentent jamais. Aucun combattant n’a dominé aussi longtemps, contre des adversaires d’aussi haut calibre, dans des conditions aussi variées.

Les records tombent parfois. Ceux de Jones semblent éternels. Jon Jones peut-il faire son retour en 2026 ? On vous explique ici !

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