La partie inférieure de vos pectoraux mérite autant d’attention que le haut de votre torse. Le développé décliné avec haltères, les dips penchés en avant et les écartés à la poulie basse constituent le trio gagnant pour développer cette zone souvent négligée. En tant que pratiquant de sports de combat, je peux vous affirmer qu’un buste harmonieux ne se construit pas uniquement avec du développé couché classique. Cette zone musculaire joue un rôle fondamental dans la puissance de frappe, la stabilité lors des clinches et l’équilibre postural général.
Le faisceau abdominal du grand pectoral se situe dans la région sous les mamelons, connectant le sternum aux côtes inférieures. Trop de combattants et d’athlètes passent à côté de son développement, créant des déséquilibres visuels et fonctionnels. Une poitrine vraiment complète nécessite une stratégie précise qui cible chaque portion du muscle avec des angles spécifiques.
Les mouvements dédiés au bas des pecs renforcent également votre capacité à générer de la force lors des poussées horizontales. Dans le ring ou sur le tatami, cette force se traduit par des frappes plus percutantes et une meilleure résistance face aux pressions adverses. L’approche que je vais partager transformera radicalement votre approche du travail pectoral. Voir les meilleurs exercices pour l’intérieur des pectoraux ici !
Anatomie du muscle pectoral : connaître pour mieux cibler

Les trois portions du grand pectoral
Le muscle pectoral se divise en trois faisceaux distincts qui répondent différemment aux stimulations. Le faisceau claviculaire occupe la partie supérieure, près de la clavicule, activé principalement par les mouvements inclinés vers le haut. La portion sternale représente la zone centrale, celle qui reçoit le plus de travail lors des exercices horizontaux traditionnels.
Enfin, le faisceau abdominal constitue notre cible principale. Situé dans la région inférieure du torse, il s’active intensément lors des mouvements déclinés ou descendants. Comprendre cette architecture musculaire change complètement la donne quand vient le moment de structurer vos séances.
Rôle fonctionnel dans les sports de combat
Dans ma pratique quotidienne des arts martiaux, j’ai rapidement compris l’importance d’une poitrine développée sur toute sa surface. Le bas des pectoraux contribue directement à la stabilisation des épaules lors des enchaînements rapides. Cette zone intervient aussi dans les mouvements de pression vers le bas, essentiels lors des phases de contrôle au sol.
Les fibres inférieures participent activement aux rotations du bras et aux mouvements de rapprochement. Leur renforcement améliore sensiblement votre capacité à maintenir une garde solide tout en générant de la puissance. Un déséquilibre dans cette région peut même compromettre vos performances sur des mouvements aussi basiques que les pompes.
Développé décliné avec haltères : l’exercice roi pour le bas des pecs
Installez-vous sur un banc réglé entre 15 et 30 degrés de déclinaison, tête plus basse que les hanches. Saisissez vos haltères avec une prise neutre ou pronation, selon votre confort articulaire. Descendez les charges lentement en contrôlant chaque centimètre du mouvement, les coudes formant un angle d’environ 45 degrés par rapport au corps.
La phase concentrique doit être explosive sans pour autant sacrifier la technique. Contractez volontairement la portion inférieure de votre poitrine en haut du mouvement, comme si vous vouliez rapprocher vos mamelons. Cette connexion neuromusculaire fait toute la différence entre un exercice lambda et un véritable stimulateur de croissance.
Visez 4 séries de 8 à 12 répétitions avec une charge permettant d’atteindre l’échec musculaire sur les dernières reps. La version avec haltères offre une amplitude supérieure comparée à la barre, permettant un étirement plus profond des fibres musculaires. Alternez périodiquement avec la variante à la barre pour varier les stimulus.
Dips penchés : transformez vos triceps en exercice pectoraux
Technique correcte pour cibler les pecs
Les dips représentent un mouvement formidable quand on maîtrise les subtilités de l’inclinaison corporelle. Placez-vous sur les barres parallèles, bras tendus, puis penchez votre buste vers l’avant d’environ 30 degrés. Cette angulation déplace le travail des triceps vers la poitrine, particulièrement sa portion basse.
Descendez jusqu’à sentir un étirement franc dans les pectoraux, généralement quand vos bras atteignent la parallèle avec le sol. Gardez les coudes légèrement écartés plutôt que collés au corps. Remontez en poussant fort, visualisant mentalement la contraction dans le bas de votre torse.
Progression et lestage
Commencez au poids du corps si nécessaire, même avec assistance élastique pour les débutants. Une fois capable d’effectuer 15 répétitions propres, ajoutez du lest via une ceinture dédiée. Augmentez progressivement la charge par paliers de 2,5 kg pour préserver vos articulations.
Je recommande 4 séries de 8 à 15 répétitions selon votre niveau. Les dips lestés développent une force fonctionnelle redoutable, directement transférable aux situations de combat rapproché. Cet exercice forge également une résilience mentale précieuse lors des séances difficiles.
Voir les meilleures séances pec triceps ici !
Écartés déclinés avec haltères
Positionnez-vous sur un banc décliné avec des charges modérées dans chaque main. Bras quasi-tendus au-dessus de la poitrine, amorçez une ouverture latérale en conservant une légère flexion des coudes. L’erreur commune consiste à plier excessivement les bras, transformant le mouvement en développé.
Descendez jusqu’à ressentir un étirement maximal sans douleur articulaire, généralement quand vos bras atteignent l’horizontale. La remontée s’effectue en arc de cercle, comme si vous enlaciez un arbre gigantesque. Contractez intensément en position haute pendant 2 secondes minimum.
Le temps sous tension constitue le secret de cet exercice. Visez des séries de 10 à 12 répétitions avec un tempo de 3 secondes en descente, 1 seconde en contraction et 2 secondes en montée. Cette méthode maximise la congestion musculaire et favorise l’hypertrophie ciblée de la zone inférieure.
Pompes pieds surélevés
Placez vos pieds sur une chaise, un banc ou tout support stable, mains au sol écartées largeur d’épaules. Votre corps doit former une ligne parfaitement droite des talons à la nuque. Fléchissez les bras en descendant contrôlé, cage thoracique touchant presque le sol.
Cette variation inverse l’angle de travail des pompes classiques, déplaçant significativement la tension vers le bas de la poitrine. L’alignement corporel reste crucial : évitez absolument de cambrer le dos ou de lever les fesses. Engagez vos abdominaux comme si vous attendiez un coup au ventre.
Progressez en augmentant graduellement la hauteur de l’élévation. Ajoutez ensuite un gilet lesté pour franchir de nouveaux paliers de résistance. Effectuez 3 à 4 séries proches de l’échec, généralement entre 12 et 20 répétitions selon votre niveau actuel.
Écartés à la poulie de bas en haut
Réglez les poulies à leur position la plus basse, saisissez les poignées en fente avant ou debout jambes écartées. Bras légèrement fléchis, tirez les câbles vers le haut en décrivant un mouvement ascendant convergent. Les mains doivent se rejoindre devant votre sternum dans un mouvement fluide et contrôlé.
La résistance constante offerte par les câbles procure une stimulation unique comparée aux poids libres. Aucun point mort dans le mouvement, vos fibres musculaires travaillent du début à la fin de chaque répétition. Concentrez-vous sur la connexion esprit-muscle plutôt que sur la charge absolue.
Je privilégie 4 séries de 12 à 15 répétitions avec un tempo ralenti. La version assise sur un banc à faible inclinaison stabilise davantage le mouvement et permet de concentrer l’effort exclusivement sur la poitrine. Alternez les positions pour garder vos muscles constamment surpris.
Pull-over avec haltère
Allongez-vous perpendiculairement sur un banc, seules vos omoplates en contact avec la surface. Tenez un haltère à deux mains au-dessus de votre poitrine, bras quasi-tendus. Descendez la charge derrière votre tête en arc de cercle, contrôlant chaque phase du mouvement.
L’étirement ressenti dans la cage thoracique et les pectoraux inférieurs doit être intense mais jamais douloureux. Remontez l’haltère en position initiale en contractant volontairement la poitrine. Ce mouvement semi-isolé cible efficacement les fibres inférieures tout en engageant les dorsaux.
Utilisez une charge modérée permettant de conserver une technique irréprochable sur 3 séries de 10 à 15 répétitions. La respiration joue un rôle majeur : inspirez profondément en descendant, expirez en contractant lors de la remontée. Cette coordination breathing-mouvement optimise la performance et la sécurité.
Chest press position basse
Ajustez la hauteur du siège pour que les poignées se situent au niveau de la partie inférieure de votre sternum. Reculez légèrement votre buste comme sur un développé couché horizontal, pieds fermement ancrés au sol. Poussez les poignées devant vous en extension complète, sans verrouiller brutalement les coudes.
Les machines offrent l’avantage d’une trajectoire guidée, parfaite pour fatiguer les muscles en fin de séance. La tension reste constante sur toute l’amplitude, créant une congestion maximale. Variez les prises disponibles pour solliciter différemment les fibres musculaires.
Programmez 4 séries de 10 à 12 répétitions avec une charge vous amenant proche de l’échec. Les séries dégressives fonctionnent particulièrement bien sur ce type d’équipement : enchaînez immédiatement 5 répétitions supplémentaires en réduisant la charge de 20% après l’échec initial.
Routine force et puissance pour le bas des pecs
Cette première approche vise le développement de la force brute applicable directement dans vos entraînements de combat. Les charges lourdes et les répétitions modérées stimulent les fibres musculaires rapides, celles qui génèrent l’explosivité pure.
Commencez par le développé décliné avec haltères : 4 séries de 6 à 8 répétitions avec 90 secondes de repos. Enchaînez sur les dips lestés pour 4 séries de 8 à 10 reps, récupération identique. Le chest press position basse suit avec 4 séries de 10 à 12 répétitions.
Terminez par le développé couché à la poulie basse : 3 séries de 12 à 15 répétitions pour saturer complètement la zone. Cette structure pyramidale descendante maximise la croissance myofibrillaire tout en préservant vos articulations. Intégrez cette routine une fois par semaine dans votre planification.
Programme tonification et définition musculaire
Ce protocole cible spécifiquement la définition musculaire et la vascularisation. Les répétitions moyennes avec des temps de repos courts créent une congestion spectaculaire. Le machine pec fly ouvre la séance avec un mouvement d’isolation pure, réveillant les fibres inférieures.
Le pull-over avec haltères étire profondément les fascias pectoraux, favorisant la croissance musculaire par expansion tissulaire. Finalisez avec les écartés déclinés pour saturer complètement la zone. Maintenez une connexion esprit-muscle optimale tout au long de la séance.
Intégrez cette routine deux fois par semaine durant les phases de définition ou de préparation à une compétition. Associez-la à une nutrition précise pour révéler chaque strie musculaire développée lors des cycles de masse.
Séance hypertrophie maximale du bas des pectoraux

L’objectif ici consiste à maximiser le volume musculaire via une combinaison intelligente de charges moyennes-lourdes et de volume élevé. Démarrez avec le développé décliné aux haltères : 4 séries de 8 à 12 répétitions à 75-80% de votre maxi.
Poursuivez avec les écartés à la poulie de bas en haut : 4 séries de 12 à 15 répétitions en ralentissant volontairement la phase excentrique. Cette technique augmente drastiquement le temps sous tension, facteur clé de l’hypertrophie sarcoplasmique.
Concluez par les dips au poids de corps ou assistés selon votre niveau : 3 séries de 12 à 15 répétitions. Visez l’échec musculaire sur chaque série finale. Récupérez entre 75 et 90 secondes entre chaque set pour maintenir une intensité maximale sans compromettre la technique.
Conseils techniques essentiels pour progresser
La maîtrise technique prime toujours sur la charge soulevée. Un développé décliné parfait avec 20 kg surpasse largement un mouvement approximatif avec 40 kg. Filmez-vous régulièrement pour identifier les défauts de placement et les corriger immédiatement.
Contrôlez systématiquement la phase excentrique sur 2 à 3 secondes. Cette portion du mouvement génère le plus de micro-déchirures musculaires, stimulant directement la croissance. La phase concentrique peut être plus explosive tout en restant maîtrisée.
L’amplitude complète reste non-négociable sur chaque répétition. Un demi-mouvement produit des résultats partiels. Descendez jusqu’à sentir l’étirement maximal sans douleur articulaire, remontez jusqu’à la contraction totale. Cette exigence forge des muscles complets et fonctionnels.
Quand muscler le bas de pecs ?

Deux séances pectoraux hebdomadaires suffisent largement pour stimuler la croissance sans basculer dans le surentraînement. Espacez-les de 72 heures minimum pour permettre la récupération et la surcompensation musculaire. Un lundi et un jeudi fonctionnent idéalement pour la plupart des pratiquants.
Intégrez 1 à 2 exercices spécifiques bas des pecs à chaque séance. Variez régulièrement ces mouvements pour maintenir l’adaptation constante. Alternez entre focus force et focus volume d’une semaine à l’autre selon votre planification globale.
Écoutez votre corps avec intelligence : une fatigue excessive ou des douleurs articulaires signalent un besoin de récupération supplémentaire. Mieux vaut sauter une séance que de se blesser et perdre plusieurs semaines d’entraînement.
Et si tu as un pec plus gros que l’autre, direction cet article !
Quentin, 27 ans, passionné par les sports de MMA. Suivez mon aventure au coeur de tous les combats MMA !





