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Quel est le salaire de Farès Ziam : Analyse

Farès Ziam ne mâche pas ses mots. Lors d’une récente interview avec GregMMA en août 2025, le combattant français a levé le voile sur un sujet rarement abordé par les athlètes : son salaire à l’UFC. « Là, je suis à 40 000 pour combattre et 40 000 en plus si je gagne. Mais on espère prendre plus quand je signerai mon prochain contrat », confie-t-il avec une franchise désarmante.

Avec un bilan de 17 victoires pour seulement 4 défaites en carrière professionnelle, le « Smile Killer » n’a pas volé son surnom. Et pourtant, derrière les performances spectaculaires et les KO retentissants se cache une réalité financière bien plus terre-à-terre que ce que le grand public imagine. Son prochain combat à l’UFC Paris face au Brésilien Kauê Fernandes pourrait bien changer la donne et lui ouvrir les portes d’un nouveau contrat bien plus juteux.

Retour sur le parcours salarial d’un combattant qui a gravi les échelons à la force de ses poings, passant de 10 000 dollars à ses débuts à sa rémunération actuelle de 80 000 dollars par victoire. Une ascension qui en dit long sur les coulisses économiques du MMA de haut niveau.

Quand on débute à l’UFC : la dure réalité des 10 000 dollars

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Imaginez-vous signer avec la plus grande organisation de MMA au monde, réaliser votre rêve de combattre dans l’octogone… pour toucher 10 000 dollars. C’est exactement ce qui est arrivé à Farès Ziam lorsqu’il a débarqué à l’UFC. Comme absolument tous les nouveaux venus, sans exception, il a dû accepter le contrat universel de débutant : 10 000 dollars garantis, plus 10 000 dollars si vous gagnez. Point final.

« J’ai commencé à 10 + 10, mais j’étais étudiant, j’avais le CROUS », plaisante Ziam en repensant à ses débuts. Cette touche d’humour masque à peine une réalité brutale : avec ses premiers cachets UFC, le combattant français ne pouvait même pas vivre décemment. Heureusement qu’il bénéficiait des aides étudiantes !

Son compatriote Kévin Jousset a confirmé cette règle d’airain dans l’émission « Le Vestiaire » sur RMC Sport : « Pour un premier contrat, tout le monde a pareil, c’est 10 000 + 10 000, en dollars américains. » Qu’on vienne du Brésil, de Russie ou de France, qu’on ait explosé la concurrence dans d’autres organisations ou non, tout le monde passe par la case départ à 10 000 dollars. L’égalité, certes, mais une égalité vers le bas.

Et encore, ces 10 000 dollars ne finissent pas vraiment dans la poche du combattant. « Si tu ne gagnes pas, tu n’as que 10 000 dollars. Et une fois que tu as payé tout le monde, en gros, il te reste 3 000 balles », lâche Jousset sans détour. Trois mille dollars après des semaines d’entraînement intensif, après avoir mis son corps et sa santé en jeu dans l’octogone. Pas vraiment de quoi rouler sur l’or.

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Cette réalité explique pourquoi tant de combattants débutants gardent un travail à côté, jonglent avec les petits boulots ou vivent avec un strict minimum. Le système de progression automatique offre un maigre espoir : 12 000 + 12 000 dollars pour le deuxième combat en cas de victoire, puis 14 000 + 14 000 pour le troisième. Mais après trois combats, la progression s’arrête net. À vous de négocier si vous voulez gagner plus. Et pour négocier, il faut des victoires. Beaucoup de victoires.

La longue marche vers les 40 000 dollars

Six ans. Il a fallu six ans à Farès Ziam pour multiplier son salaire de base par quatre. Depuis qu’il a posé ses gants dans l’octogone UFC pour la première fois en 2019, le Français a disputé neuf combats, encaissé des coups, célébré cinq victoires, essuyé quatre défaites. Et surtout, il a su marquer les esprits au bon moment.

Sa victoire contre Matt Frevola lors de l’UFC Paris 2024 restera gravée dans les mémoires. Un coup de genou à la tête au troisième round, devant une Accor Arena en délire, qui envoie l’Américain au tapis. Le genre de moment qui fait le tour des réseaux sociaux, génère des millions de vues et surtout, fait grimper votre valeur marchande. Résultat : un bonus « Performance of the Night » de 50 000 dollars qui s’ajoute à sa bourse. Pas mal du tout.

Quelques mois plus tard, en février 2025, Ziam confirme qu’il n’est pas un one-hit wonder en battant Mike Davis par décision. Deux victoires consécutives, c’est le genre de série qui fait sonner le téléphone des managers et ouvre les discussions contractuelles.

Aujourd’hui, avec ses 40 000 + 40 000 dollars, Ziam a parcouru un sacré chemin. En cas de victoire, il empoche 80 000 dollars brut par combat, soit environ 71 650 euros. Quatre fois son salaire de départ. Une belle progression, certes, mais qui reste modeste quand on la compare aux grosses pointures de la division lightweight. Les combattants du top 10 comme Michael Chandler ou Justin Gaethje touchent entre 500 000 et 750 000 dollars par combat. Ziam, lui, n’est même pas encore dans le top 15.

« On espère prendre plus quand je signerai mon prochain contrat. J’espère le signer après mon combat à l’UFC Paris », confie-t-il. Dans sa voix perce cette faim de reconnaissance, ce désir de franchir enfin le cap des six chiffres. Une victoire spectaculaire contre Kauê Fernandes pourrait bien être le déclic.

Les bonus qui changent tout

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Si vous voulez vraiment gagner de l’argent à l’UFC sans être champion, il y a un secret : les bonus de performance. Et Farès Ziam l’a bien compris. Son KO spectaculaire de Matt Frevola lui a rapporté bien plus qu’une simple victoire au palmarès. Les 50 000 dollars de bonus « Performance of the Night » ont littéralement doublé ses revenus pour cette soirée, portant le total à environ 130 000 dollars brut.

Vous voyez l’astuce ? Pour un combattant qui touche 40 000 + 40 000 dollars, un bonus de 50 000 dollars représente une augmentation de 62,5% de ses gains. C’est la différence entre une bonne soirée et un véritable jackpot. Voilà pourquoi GregMMA insistait lourdement pendant l’interview : « Si tu mettais des KO systématiquement comme tu l’as fait à Frevola, ta côte, elle monterait en flèche. »

Le message est clair. Dans le MMA moderne, les finitions spectaculaires valent de l’or. Non seulement elles vous rapportent des bonus immédiats, mais elles augmentent considérablement votre valeur lors des renégociations contractuelles. Un combattant qui enchaîne les décisions ennuyeuses aura beau gagner, il progressera beaucoup moins vite qu’un finisseur impitoyable qui met le public debout.

L’UFC distribue deux types de bonus principaux : « Performance of the Night » pour les finitions les plus impressionnantes, et « Combat de la soirée » pour l’affrontement le plus spectaculaire. Dans les deux cas, c’est 50 000 dollars par combattant. Certains événements spéciaux peuvent même aller jusqu’à des bonus de 300 000 dollars, comme on l’a vu lors de certaines cartes majeures.

Pour Ziam, la stratégie est évidente : chercher la finition à chaque combat. Pas seulement pour gagner, mais pour gagner avec style. Chaque KO ou soumission spectaculaire est une carte de visite envoyée aux négociateurs de contrats, un argument de poids pour justifier une augmentation substantielle. Dans ce sport, il ne suffit pas de gagner. Il faut gagner de manière mémorable.

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Quand la réalité rattrape les chiffres

Parlons franchement : 80 000 dollars par combat en cas de victoire, ça fait rêver sur le papier. Mais dans la vraie vie, combien Farès Ziam met-il réellement dans sa poche ? La réponse va vous surprendre, et pas dans le bon sens.

Kévin Jousset a craché le morceau dans « Le Vestiaire » avec une honnêteté brutale : « De votre chiffre, vous allez déduire 20% entre les entraîneurs et les managers. Puis 30% pour les taxes, tous les frais du camp, les vols extra que vous devez payer pour les deuxième et troisième coachs, les chambres… » En gros, vous gardez moins de 40% de ce que vous gagnez. Moins de 40% !

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Faisons le calcul pour un combat où Ziam gagne ses 80 000 dollars. D’abord, son manager prélève sa commission : entre 10% et 20%, soit 8 000 à 16 000 dollars qui s’envolent. C’est le prix pour avoir quelqu’un qui négocie vos contrats et vous trouve des sponsors. Ensuite, les entraîneurs principaux touchent généralement 5% à 10% de la bourse, soit encore 4 000 à 8 000 dollars qui partent.

Et on n’a même pas encore parlé des taxes. Pour un Français comme Ziam, selon sa résidence fiscale et les conventions entre la France et les États-Unis, on parle facilement de 25 000 à 30 000 dollars qui filent directement dans les caisses de l’État. Trente pour cent de vos gains, envolés.

Mais attendez, ce n’est pas fini. Un camp d’entraînement de huit à douze semaines coûte entre 5 000 et 15 000 dollars : location de salles, sparring-partners payés pour vous mettre des coups, équipement spécialisé, parfois l’hébergement si vous devez vous déplacer pour vous entraîner avec les meilleurs. Et même si l’UFC paie votre billet d’avion et une chambre d’hôtel pour vous et un cornerman, dès que vous voulez amener toute votre équipe (plusieurs entraîneurs, nutritionniste, kiné), c’est vous qui casquez. Encore 3 000 à 5 000 dollars de frais.

Au final, sur ces fameux 80 000 dollars brut, Ziam conserve probablement entre 25 000 et 35 000 dollars nets. Même pas la moitié. Voilà pourquoi Kévin Jousset balance ce conseil aux jeunes qui rêvent de l’octogone : « Si vous faites ce sport pour l’argent, changez de sport. »

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Quentin, 27 ans, passionné par les sports de MMA. Suivez mon aventure au coeur de tous les combats MMA !

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