Arman Tsarukyan n’a pas de combat programmé et devra attendre avant d’obtenir une nouvelle opportunité pour le titre à l’UFC. Dana White a confirmé que le combattant arménien, actuellement numéro un du classement des poids légers, doit « se battre pour revenir » suite à son forfait controversé à l’UFC 311. Une sanction qui fait polémique dans la division la plus compétitive de l’organisation.
Pourquoi Arman Tsarukyan n’a pas de combat prévu

Le patron de l’UFC ne fait pas dans la dentelle. White a clairement expliqué sa position concernant l’absence d’Arman Tsarukyan des plans immédiats de la promotion. « Je me fiche de son classement », a-t-il déclaré sans détour aux journalistes après l’UFC 323. Cette phrase résume parfaitement la situation délicate dans laquelle se trouve le combattant arménien.
La rancune de Dana White trouve son origine dans le forfait de dernière minute à l’UFC 311 en janvier 2025. Tsarukyan devait affronter le champion Islam Makhachev pour la ceinture des moins de 70 kilos, mais s’est retiré le jour même de la pesée. Une blessure grave au dos, conséquence directe de sa coupe de poids, l’avait contraint à déclarer forfait.
Cette défection avait semé le chaos dans l’organisation de l’événement. L’UFC avait dû improviser en catastrophe pour sauver le main event, promouvant Renato Moicano qui devait initialement combattre Beneil Dariush. Un casse-tête logistique qui n’a visiblement pas été pardonné par le boss de la compagnie.
La punition de Dana White expliquée
White n’a laissé planer aucun doute sur ses intentions. Tsarukyan va devoir prouver qu’il mérite une seconde chance avant d’obtenir à nouveau un combat pour le titre. « Il a eu sa chance, et vous savez comment ça s’est terminé », a martelé le président de l’UFC avec une pointe d’amertume.
La sanction prend une dimension encore plus significative quand on analyse les choix récents de l’organisation. Pour le titre intérimaire des poids légers à l’UFC 324 le 24 janvier 2026, White a programmé Justin Gaethje contre Paddy Pimblett. Deux combattants respectivement classés numéro 4 et numéro 5, passant devant Tsarukyan malgré son statut de numéro un.
Cette décision a surpris l’ensemble de la communauté MMA. Comment justifier qu’un champion en titre comme Ilia Topuria défende sa ceinture contre le vainqueur d’un combat entre deux adversaires moins bien classés que Tsarukyan ? White assume totalement ce choix controversé.
Le dernier combat d’Arman Tsarukyan contre Dan Hooker
Heureusement pour lui, l’Arménien avait tenté de redorer son blason en juin 2025. Il s’était porté volontaire comme remplaçant pour le combat de titre vacant entre Ilia Topuria et Charles Oliveira à l’UFC 317. Un geste qui semblait avoir apaisé les tensions avec la direction.
Plus récemment, en décembre dernier lors de l’événement principal de l’UFC Qatar, Tsarukyan a livré une performance convaincante. Face à Dan Hooker, il a démontré toute l’étendue de son talent en dominant le Néo-Zélandais avant de le soumettre au deuxième round. Une victoire qui confirmait sa place au sommet du classement.
Cette soumission propre face à un adversaire aussi coriace que Hooker rappelait pourquoi beaucoup le considèrent comme le challenger le plus légitime pour Makhachev. Son jeu complet mêlant striking technique et grappling de haut niveau fait de lui un puzzle difficile à résoudre pour n’importe quel léger.
La guerre verbale avec Paddy Pimblett
L’exclusion de Tsarukyan du combat pour le titre intérimaire alimente une rivalité explosive avec Paddy Pimblett. L’Arménien accuse ouvertement l’UFC de favoriser l’Anglais à son détriment, et ne se prive pas de le faire savoir publiquement.
Les récentes provocations de « The Paddy » n’ont fait qu’envenimer la situation. L’Anglais s’est réjoui que l’organisation empêche Tsarukyan de combattre pour la ceinture, allant jusqu’à critiquer son grappling. Des piques qui n’ont évidemment pas plu au principal intéressé.
La réponse de l’Arménien ne s’est pas fait attendre. Dans un message X depuis supprimé, Tsarukyan a violemment attaqué son rival britannique : « Les actes parlent plus fort que les mots connard. On verra bien quand le moment viendra, gros con. » Des mots qui témoignent de la frustration profonde du combattant.
Voici les principaux griefs de Tsarukyan contre Pimblett :
- Opportunité imméritée : Pimblett combat pour le titre intérimaire malgré un classement inférieur
- Parcours facilité : L’Arménien estime que l’UFC offre des adversaires complaisants à l’Anglais
- Légitimité contestée : Tsarukyan juge que « The Paddy » n’a pas le niveau pour prétendre au titre
- Traitement de faveur : Il dénonce une différence flagrante dans le traitement réservé par l’organisation
- Provocations constantes : Les déclarations de Pimblett à son encontre alimentent sa colère
Les exigences de Dana White pour Arman Tsarukyan

Le message du patron de l’UFC ne laisse place à aucune ambiguïté. Tsarukyan devra enchaîner les victoires avant de retrouver grâce aux yeux de la direction. « On ne peut pas se permettre de rater une opportunité comme ça », a insisté White en référence au fiasco de l’UFC 311.
Cette position ferme s’explique par les enjeux financiers colossaux d’un événement principal. Quand un combat pour le titre capote quelques heures avant la pesée, cela génère des pertes importantes et déçoit les fans qui ont payé pour voir ce combat spécifique. White ne tolère visiblement pas ce genre de déconvenue.
Le boss a également précisé que Tsarukyan savait parfaitement ce qui l’attendait. « Il sait ce qui se passe », a martelé White pour clore le débat. L’Arménien n’a d’autre choix que d’accepter cette punition et de reconstruire patiemment sa trajectoire vers le sommet.
Qui pourrait affronter Arman Tsarukyan prochainement
Plusieurs scénarios se dessinent pour le retour de l’Arménien dans l’octogone. L’UFC pourrait lui proposer un combat éliminatoire contre un adversaire du top 5 pour lui permettre de prouver sa valeur. Des noms comme Dustin Poirier, Michael Chandler ou Charles Oliveira reviennent fréquemment dans les discussions.
Une autre option séduisante serait le combat tant attendu contre Pimblett. La tension entre les deux combattants garantirait des audiences élevées et des conférences de presse explosives. Si l’Anglais remporte le titre intérimaire à l’UFC 324, ce choc pourrait s’imposer naturellement.
Certains observateurs évoquent également la possibilité d’un rematch immédiat avec Dan Hooker dans un combat de cinq rounds cette fois. Bien que Tsarukyan l’ait dominé lors de leur première rencontre, le Néo-Zélandais reste un adversaire respecté qui pourrait servir de tremplin.
L’avis des experts sur la situation Tsarukyan
La communauté MMA reste divisée sur la sévérité de la sanction infligée par Dana White. Certains analystes estiment que le forfait médical ne justifie pas une telle mise à l’écart, surtout compte tenu du classement de l’Arménien et de sa récente victoire contre Hooker.
D’autres soulignent que l’UFC fonctionne selon ses propres règles et que White a toujours privilégié la fiabilité des combattants. Dans une industrie où les retraits de dernière minute coûtent des millions, le président souhaite envoyer un message clair à l’ensemble du roster.
Usman Nurmagomedov, champion au PFL et cousin de Khabib, a d’ailleurs pris position dans cette affaire. Il estime que Paddy Pimblett n’a pas le niveau pour le titre et que Tsarukyan mériterait davantage cette opportunité. « Tout le monde peut battre Chandler », a-t-il déclaré, remettant en question la légitimité du combat pour la ceinture intérimaire.
Quand Arman Tsarukyan combattra-t-il à nouveau

Personne ne peut prédire avec certitude la date du prochain octogone de l’Arménien. Tout dépendra de la volonté de Dana White de lui accorder une nouvelle chance et de la disponibilité des adversaires potentiels dans la division.
L’hypothèse la plus probable serait un retour au printemps ou à l’été 2026. Cela laisserait suffisamment de temps pour que White estime avoir fait passer son message, tout en permettant à Tsarukyan de se maintenir en forme et de cicatriser complètement sa blessure au dos.
Si Pimblett décroche le titre intérimaire et que les fans réclament massivement le combat, l’UFC pourrait difficilement ignorer l’évidence commerciale d’un tel affrontement. La tension entre les deux garantirait des chiffres de pay-per-view conséquents, argument qui finit toujours par peser lourd dans les décisions de White.
En attendant, Tsarukyan n’a d’autre choix que de ronger son frein et d’observer depuis les coulisses. Sa frustration est palpable, notamment à travers ses sorties véhémente sur les réseaux sociaux. Mais dans le business impitoyable de l’UFC, même le meilleur combattant doit parfois plier face à la volonté du patron.
Quentin, 27 ans, passionné par les sports de MMA. Suivez mon aventure au coeur de tous les combats MMA !


