Paddy Pimblett cherche à rebondir après sa défaite face à Justin Gaethje à l’UFC 324. Le Britannique a réagi à la victoire impressionnante de Benoît Saint Denis contre Dan Hooker à l’UFC 325, validant le Français tout en maintenant sa rivalité avec le Néo-Zélandais. Plusieurs options s’offrent à « The Baddy » pour 2026 : un affrontement contre BSD reste possible malgré les ambitions du Français pour le titre, tandis que d’autres combattants du top 10 léger pourraient représenter des alternatives crédibles pour relancer sa carrière.
La défaite contre Gaethje : un revers majeur

Le parcours de Pimblett a connu un coup d’arrêt brutal lors de l’UFC 324. Face à l’expérience et à la puissance de « The Highlight », le Liverpudlien n’a pas su imposer son jeu. Cette première défaite significative dans sa carrière UFC remet en question sa progression vers le sommet de la division des 155 livres.
L’analyse lucide du Britannique
Sur sa chaîne YouTube, Paddy n’a pas cherché d’excuses. Il a reconnu la supériorité de Gaethje tout en soulignant un détail qui lui tient à cœur : contrairement à Dan Hooker face à Saint Denis, lui n’a pas été stoppé par KO ou TKO. Cette nuance témoigne de sa fierté et de sa capacité d’encaissement, des qualités précieuses dans ce sport impitoyable.
Le timing de cette défaite coïncide avec la montée en puissance du Français. Pendant que Pimblett cherchait à se relever mentalement, BSD enchaînait les performances spectaculaires et grimpait au classement. Un contraste saisissant entre deux trajectoires qui semblaient parallèles il y a encore quelques mois.
La réaction envers Saint Denis : respect et confiance
L’Anglais n’a pas caché son admiration pour le style du combattant tricolore. Ses déclarations témoignent d’une reconnaissance sincère du talent de « God of War », même si son ego caractéristique transparaît rapidement. Pimblett apprécie les guerriers authentiques, ceux qui viennent chercher la bagarre sans calcul stratégique excessif.
Une pique savoureuse à Hooker
La déclaration de Pimblett envers le Néo-Zélandais révèle toute l’amertume accumulée durant leur clash verbal des dernières semaines. « Pas de bol, mon pote » résume parfaitement le plaisir évident qu’il a ressenti en voyant son rival se faire dominer aux poings par le Français. Cette rivalité personnelle entre les deux hommes ajoute une dimension supplémentaire aux futurs affrontements possibles.
Hooker avait probablement savouré la défaite de « The Baddy » contre Gaethje quelques jours auparavant. Le karma dans le MMA fonctionne parfois de manière étonnamment rapide. Ces deux combattants partagent désormais une position similaire au classement, ce qui pourrait justifier un affrontement direct pour déterminer lequel mérite de continuer son ascension.
Les ambitions titanesques de Benoît Saint Denis

Le Français ne semble pas particulièrement intéressé par un duel avec Pimblett. Ses déclarations post-combat révèlent des objectifs autrement plus ambitieux. BSD vise carrément la ceinture BMF actuellement détenue par Max Holloway ou un combat pour le titre incontesté. Difficile de le blâmer après quatre victoires en neuf mois.
Le classement comme obstacle
Les propos de Saint Denis dans la cage de Sydney témoignent d’une confiance débordante, limite arrogante. Il cite nommément Charles Oliveira, Justin Gaethje, Ilia Topuria et Arman Tsarukyan comme seuls adversaires dignes d’intérêt. Pimblett n’apparaît même pas dans son radar, une forme de mépris sportif qui doit piquer l’orgueil du Britannique.
Cette liste d’adversaires potentiels pour BSD inclut :
- Max Holloway : détenteur de la BMF, combat prévu contre Oliveira en mars
- Charles Oliveira : ancien champion, challenger BMF imminent
- Justin Gaethje : champion intérimaire, doit affronter Topuria
- Ilia Topuria : champion incontesté, actuellement dans la tourmente juridique
- Arman Tsarukyan : numéro 2, adversaire récurrent en trash-talk avec BSD
Paddy Pimblett face aux réalités du classement
Après la défaite contre Gaethje, le Liverpudlien se retrouve dans une position délicate. Son statut de combattant populaire lui garantit encore des affiches intéressantes, mais l’UFC privilégie généralement la méritocratie sportive pour les hauts de tableau. Les chiffres d’audience ne suffisent plus quand les résultats ne suivent pas.
Les alternatives crédibles
Plusieurs scénarios se dessinent pour son retour dans l’octogone. Un affrontement contre Dan Hooker représenterait l’option logique sportivementparlant. Les deux hommes occupent des positions similaires et nourrissent une animosité réelle qui ferait vendre le combat. Hooker doit rebondir après son revers face à BSD, et Pimblett cherche à prouver sa résilience.
D’autres combattants du top 10-15 pourraient croiser son chemin. Rafael Fiziev revient de blessure et cherche à retrouver son rythme. Renato Moicano continue d’enchaîner les performances solides sans obtenir les gros combats qu’il mérite. Ces options offriraient à Paddy une chance de reconstruire son capital confiance sans risquer une nouvelle déconvenue majeure.
Saint Denis vs Pimblett : un combat réaliste ?

Malgré les fanfaronnades du Britannique, ce duel semble peu probable à court terme. L’UFC n’a aucun intérêt stratégique à organiser un affrontement entre deux de ses combattants européens les plus marketables. Les perdre tous les deux dans leurs marchés respectifs représenterait un gâchis commercial.
BSD vise le sommet et ne redescendra probablement pas dans le classement pour affronter quelqu’un qui sort d’une défaite. Son coach Nicolas Ott a d’ailleurs évoqué la nécessité d’un repos conséquent après le combat éprouvant contre Hooker. Un mois loin des tatamis minimum, puis un travail de fond avant la prochaine échéance. Cette approche méthodique contraste avec l’impatience caractéristique de Pimblett.
Le timing comme facteur décisif
Si ce combat devait se concrétiser, ce serait plutôt fin 2026 ou début 2027. D’ici là, les trajectoires auront évolué. BSD aura peut-être décroché son combat de rêve pour une ceinture, tandis que Paddy devra impérativement renouer avec la victoire pour justifier un tel affrontement. L’UFC construit ses combats sur la logique sportive autant que sur l’aspect commercial.
Les déclarations de Pimblett sur une finition garantie contre le Français relèvent davantage de la posture médiatique que de l’analyse tactique sérieuse. Son jiu-jitsu constitue sa principale arme, mais BSD a prouvé contre Hooker que sa défense au sol progressait constamment. Un duel de grapplers expérimentés avec des frappes létales en bonus : le cocktail parfait pour les amateurs.
Les priorités divergentes des deux hommes
Le contraste entre leurs objectifs saute aux yeux. Saint Denis négocie déjà les termes d’un combat pour le titre dans son nouveau contrat selon son manager Guillaume Peltier. Cette information capitale témoigne de la confiance mutuelle entre le combattant et l’organisation. L’UFC investit sur lui comme futur champion potentiel.
Pimblett doit d’abord prouver qu’il appartient légitimement au top 5. Sa popularité au Royaume-Uni lui ouvre des portes, mais les victoires contre des adversaires classés restent indispensables. Son record impressionnant de finitions ne suffira pas face aux élites de la division. Gaethje lui a administré une leçon de réalisme dont il devra tirer les enseignements.
Quentin, 27 ans, passionné par les sports de MMA. Suivez mon aventure au coeur de tous les combats MMA !



