Benoît Saint Denis mesure 1,80 mètre pour une allonge de 1,85 mètre. Le « God of War » français évolue actuellement dans la catégorie des poids légers à l’UFC, où il pèse officiellement 70 kg lors de la pesée. Mais ne vous y trompez pas : le jour du combat, BSD retrouve facilement ses 80 kilos après réalimentation. Ces mensurations font de lui un gabarit plutôt dans la moyenne pour sa division, mais c’est surtout son utilisation du physique qui impressionne dans l’octogone. Ancien militaire des forces spéciales devenu combattant redoutable, Saint Denis a su transformer sa morphologie en véritable arme tactique. Sa taille lui permet d’alterner entre striking percutant et grappling agressif, cette polyvalence qui fait trembler ses adversaires depuis son arrivée sur la scène mondiale.
Les mensurations officielles du combattant français

La taille de Benoît Saint Denis en détail
BSD affiche donc 1 mètre 80 au compteur, soit environ 5 pieds 11 pouces dans le système anglo-saxon utilisé par l’UFC. Cette stature le place pile dans la norme des combattants de sa catégorie, ni trop grand ni trop petit. Le Nîmois possède ce gabarit équilibré qui lui offre une vraie flexibilité stratégique face à des adversaires aux profils variés.
Contrairement à certains fighters qui dominent par leur envergure ou compensent un déficit de taille, Saint Denis joue sur un terrain neutre. Cette caractéristique physique s’avère finalement un atout : pas de désavantage marqué, juste un corps taillé pour la guerre comme son surnom l’indique si bien.
L’allonge, cette arme secrète
Avec ses 185 centimètres d’allonge, le Français bénéficie d’un reach légèrement supérieur à sa taille. Cinq petits centimètres de bonus qui peuvent paraître anecdotiques sur le papier, mais qui prennent tout leur sens dans la cage. Cette envergure lui permet de toucher sans forcément s’exposer, surtout quand il balance ses fameux coups de pied semi-circulaires de la jambe gauche.
L’allonge constitue un paramètre crucial en MMA. Elle détermine la distance de frappe, l’efficacité des étranglements et même la capacité à contrôler un adversaire au sol. BSD exploite intelligemment cette donnée, particulièrement dans ses phases de striking où il maintient une pression constante sans trop s’aventurer dans la pocket.
Le poids de BSD : entre cutting extrême et réalité du combat

Du poids de forme au poids léger
La balance affiche 70 kilos pile lors des pesées officielles, mais cette image ne reflète qu’une fraction de la réalité. Benoît Saint Denis pèse normalement autour de 80-82 kg quand il s’entraîne au quotidien. Dix bons kilos séparent donc son poids naturel de la limite imposée par sa catégorie.
Ce décalage impose un rituel éprouvant avant chaque affrontement : le fameux cutting. BSD doit littéralement vider son corps de son eau, se priver, souffrir pendant plusieurs jours pour atteindre ce seuil fatidique. Un processus que le combattant maîtrise désormais parfaitement, entouré de son équipe médicale et de son préparateur physique Fabien Bérenguel.
La science du weight cut chez Saint Denis
Le protocole de descente de poids du Français suit une méthodologie rigoureuse. Plusieurs semaines avant le combat, BSD commence à ajuster son alimentation, réduisant progressivement les glucides et contrôlant son hydratation. Les derniers jours deviennent plus intenses : sauna, bains chauds, combinaison sudation.
Puis vient le moment de vérité sur la balance. Une fois la pesée validée, le combattant entame immédiatement sa réalimentation. En l’espace de 24 heures, il récupère une bonne partie de sa masse corporelle. Le soir du combat, face à son adversaire, Saint Denis affiche à nouveau ses 80 kilos de muscles et d’explosivité. Cette transformation éclair lui confère un avantage physique non négligeable sur certains opposants moins disciplinés dans leur gestion du poids.
La taille de Benoît Saint Denis comparée aux autres combattants

Face aux légendes de la division
Dans l’univers impitoyable des -70 kg à l’UFC, BSD croise le fer avec des gabarits variés. Dustin Poirier, qu’il a affronté en mars 2024, mesure également 1,75 m avec une allonge de 1,83 m. Légèrement plus petit donc, mais avec une expérience et un QI de combat supérieurs qui ont fait la différence ce soir-là.
Renato Moicano, son bourreau de septembre 2024, affiche 1,78 m pour 1,83 m d’allonge. Encore une fois, des mensurations comparables. La morphologie joue finalement un rôle secondaire à ce niveau de compétition. C’est l’utilisation du physique, la technique, le mental qui font pencher la balance.
Les profils atypiques qui changent la donne
Certains adversaires sortent du cadre habituel. Beneil Dariush, pulvérisé en 16 secondes par BSD en novembre 2025, mesure 1,78 m mais compense avec une allonge de 1,88 m. Trois centimètres de reach supplémentaires qui ne lui ont servi à rien face à l’agressivité foudroyante du Français.
À l’inverse, des combattants plus grands peuplent aussi la catégorie. Certains dépassent le mètre 83, jouant sur la distance et les coups de pied. Face à ces profils, Saint Denis adapte sa stratégie : pression constante, clinch, amenée au sol. Sa polyvalence compense largement ce léger désavantage de taille.
Comment sa morphologie influence son style de combat

Un gabarit taillé pour l’agression
BSD a construit son jeu autour d’une pression permanente dès la première seconde. Sa taille lui permet d’alterner aisément entre frappes debout et takedowns explosifs. Les 1,80 m du bonhomme offrent ce centre de gravité idéal pour basculer entre les phases de combat.
Ses jambes propulsent ces coups de pied semi-circulaires dévastateurs, signature technique du combattant. L’allonge de 1,85 m ajoute quelques centimètres cruciaux à la portée de ces frappes. Résultat : des low kicks et middle kicks qui débarquent avec une puissance maximale, déstabilisant l’adversaire avant même qu’il n’ait le temps d’ajuster sa garde.
Le grappling au service de la victoire
Au sol, les mensurations de Saint Denis prennent une autre dimension. Son envergure facilite les étranglements, particulièrement ces rear naked chokes qu’il affectionne tant. Onze de ses seize victoires ont d’ailleurs été obtenues par soumission, preuve que son physique s’adapte parfaitement à cette facette du MMA.
La lutte reste un élément central de son arsenal. Formé initialement au judo puis au jiu-jitsu brésilien, BSD utilise son gabarit pour contrôler, étouffer, soumettre. Face à un adversaire de taille similaire, il ne se contente pas de chercher l’échange technique : il impose un rythme infernal qui brise les volontés.
Les avantages et limites de son gabarit
Ce qui joue en faveur du God of War
Le physique de Saint Denis présente plusieurs atouts majeurs dans sa quête du titre mondial. D’abord, cette polyvalence tactique : ni trop grand pour manquer de vitesse, ni trop petit pour subir la distance. Son corps lui offre toutes les options.
Ensuite, la capacité à récupérer 10 kilos après pesée sans perdre en explosivité. Certains combattants souffrent tellement du cutting qu’ils entrent affaiblis dans la cage. Pas lui. BSD a peaufiné son protocole au point de transformer cette contrainte en bonus : il combat souvent plus lourd et frais que ses adversaires.
Les points forts de sa morphologie en combat :
- Allonge avantageuse pour les étranglements arrière et les rear naked chokes
- Centre de gravité bas facilitant les projections et le contrôle au sol
- Puissance explosive dans les jambes pour les low kicks ravageurs
- Gabarit équilibré permettant de s’adapter à tous les styles
- Récupération post-cutting exceptionnelle grâce à un suivi médical rigoureux
Les défis morphologiques à surmonter
Aucun physique n’est parfait, même celui d’un guerrier comme BSD. Face à des combattants nettement plus grands, la distance peut devenir problématique. Certains adversaires exploitent leur reach supérieur pour maintenir le Français à distance, l’empêchant d’imposer sa pression favorite.
Le cutting reste également une épée de Damoclès. Perdre autant de poids chaque camp d’entraînement use le corps sur le long terme. À 29 ans, Saint Denis peut encore encaisser ce rythme, mais la question de monter en welterweight (poids mi-moyens à -77 kg) se posera inévitablement dans quelques années.
L’impact du cutting sur les performances

Un processus éprouvant mais maîtrisé
Descendre de 80 à 70 kilos représente un exploit physiologique à chaque fois. Le protocole commence trois semaines avant le combat, avec une réduction progressive des apports caloriques. BSD travaille main dans la main avec Guillaume Zunzarren, son médecin du sport, et Anthony Gleize, son kiné.
La dernière semaine devient carrément spartiate : élimination quasi-totale du sodium, restriction hydrique sévère, séances de sauna prolongées. Le corps du combattant entre littéralement en mode survie. Pourtant, Saint Denis a transformé cette torture en routine clinique, limitant les risques pour sa santé.
La réalimentation, phase cruciale du succès
Sitôt la pesée validée, la machine s’inverse brutalement. Électrolytes, glucides à assimilation rapide, protéines de qualité : tout rentre dans l’organisme selon un timing millimétré. BSD peut ingurgiter jusqu’à 5000 calories dans les 24 heures suivant la pesée.
Cette fenêtre métabolique lui permet de regagner 8 à 10 kilos de masse fonctionnelle. L’eau revient dans les muscles, le glycogène se reconstitue, la force explosive retrouve son potentiel maximal. Le lendemain soir, dans l’octogone, personne ne devinerait que ce bloc de granit pesait 70 kg la veille.
Benoît Saint Denis comparé à la moyenne des poids légers
Les standards de la division
L’UFC recense actuellement une centaine de combattants dans la catégorie des -70 kg. La taille moyenne tourne autour de 1,76-1,78 m, avec des allonges variant de 1,78 à 1,88 m. Saint Denis se situe donc légèrement au-dessus de la norme en taille, pile dans la moyenne en reach.
Cette position médiane lui évite les extrêmes. Ni un géant qui sacrifie la vitesse, ni un petit gabarit forcé de compenser par la technique pure. BSD possède ce physique « standard amélioré » qui sied parfaitement à son approche guerrière du combat.
Quand le mental supplante le physique
Franchement, à ce niveau de compétition, quelques centimètres de différence ne font plus la loi. Les légendes de la division ont prouvé qu’on pouvait dominer avec des morphologies radicalement opposées. Khabib Nurmagomedov mesurait 1,78 m, Conor McGregor 1,75 m, Charles Oliveira 1,78 m.
Ce qui distingue vraiment Saint Denis, c’est sa mentalité forgée dans les forces spéciales. Cette résilience hors norme, cette capacité à absorber la punition et continuer d’avancer. Son surnom de « God of War » ne vient pas de sa taille, mais de son cœur de combattant qui refuse d’abandonner.
Les perspectives d’évolution de catégorie
Rester chez les légers ou viser plus haut ?
La question taraude les observateurs : BSD devrait-il monter chez les welterweights à -77 kg ? Son poids naturel de 80 kilos ferait de lui un concurrent redoutable dans cette division supérieure. Le cutting serait nettement moins violent, préservant son corps sur la durée.
Plusieurs arguments plaident pour ce changement. D’abord la santé à long terme : moins de descentes de poids extrêmes signifie moins de stress pour les organes vitaux. Ensuite la compétitivité : BSD pourrait imposer sa puissance face à des adversaires qui coupent moins lourdement.
L’attachement à la division historique
Mais le Français semble déterminé à conquérir d’abord la ceinture des poids légers. Cette catégorie représente historiquement l’élite technique du MMA, le graal pour tout combattant complet. Tant qu’il pourra descendre à 70 kg sans compromettre ses performances, Saint Denis restera dans sa division.
Son classement actuel (8ème) et sa dynamique après le KO express de Dariush suggèrent qu’il touchera bientôt au titre. À 29 ans, il dispose encore de quelques années devant lui avant que le cutting ne devienne réellement problématique. Le welterweight attendra, pour l’instant la chasse continue chez les légers.
Les records et statistiques physiques de BSD
Au-delà des mensurations brutes, les performances athlétiques racontent une autre histoire. Saint Denis détient plusieurs records UFC impressionnants : 6 finitions depuis 2021 (record toutes catégories), 58% de précision en frappes déterminantes (3ème meilleur pourcentage chez les légers actifs), et un striking differential de 2,41 (5ème mondial).
Ces chiffres démontrent qu’il exploite son physique avec une efficacité redoutable. Chaque coup part avec une intention létale, chaque takedown vise la soumission immédiate. Son corps de 1,80 m devient une arme totale entre les mains d’un esprit tactique aiguisé par des années de service dans les forces spéciales françaises.
La victoire la plus rapide d’un Français à l’UFC (16 secondes contre Dariush) illustre parfaitement cette alchimie entre morphologie, technique et timing. Un high kick de la jambe gauche, quelques coups de poing au sol, affaire classée. Voilà ce que produit un athlète qui maîtrise parfaitement les capacités de son enveloppe corporelle.
Quentin, 27 ans, passionné par les sports de MMA. Suivez mon aventure au coeur de tous les combats MMA !


