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Quelles sont les défaites de Tyson Fury : le parcours d’un géant

Tyson Fury compte deux défaites dans sa carrière professionnelle, toutes deux infligées par le Ukrainien Oleksandr Usyk. La première survient le 18 mai 2024 par décision partagée, la seconde le 21 décembre 2024 par décision unanime. Avant ces revers, le Gypsy King affichait un bilan impressionnant de 34 victoires, un nul et zéro défaite, régnant en maître sur la catégorie poids lourds pendant des années.

Le bilan complet de Tyson Fury avant ses défaites

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Un parcours quasi immaculé jusqu’en 2024

Pendant plus de 15 ans, Fury a régné sans partage sur les rings du monde entier. Son palmarès professionnel affichait une domination écrasante avec 34 combats gagnés dont 24 par KO. Un seul accroc venait ternir ce tableau parfait : le match nul controversé contre Deontay Wilder le 1er décembre 2018 au Staples Center de Los Angeles. Cette égalité frustrante ne constituait toutefois pas une défaite à proprement parler, gardant intact son statut d’invaincu jusqu’à sa rencontre avec Usyk. Les victoires s’accumulaient face aux plus grands noms de la boxe moderne. Wladimir Klitschko humilié en novembre 2015, Deontay Wilder dominé à deux reprises en 2020 et 2021, Dillian Whyte stoppé net en avril 2022. Chaque adversaire semblait impuissant devant ce géant de 2m06 capable de danser comme un poids welter tout en frappant comme un marteau-piqueur. L’illusion d’invincibilité se fissurait progressivement, notamment après sa performance décevante contre Francis Ngannou en octobre 2023.

Les chiffres qui racontent une domination

CatégorieNombre
Combats totaux37
Victoires34
Victoires par KO24
Défaites2
Matchs nuls1

Statistiques de carrière de Tyson Fury

Les statistiques ne mentent jamais. Sur 37 confrontations professionnelles, seulement trois n’ont pas abouti à une victoire claire. Ce ratio frôle la perfection dans un sport aussi impitoyable que la boxe poids lourds. Les 24 KO démontrent également une puissance destructrice, même si Fury privilégie souvent la boxe technique à la recherche systématique du finish spectaculaire. Sa capacité à adapter son style selon l’adversaire explique cette longévité au sommet.

Première défaite de Tyson Fury : Usyk le fait tomber de son trône

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Le combat du siècle à Riyad le 18 mai 2024

L’Arabie Saoudite devient le théâtre d’un événement historique. Pour la première fois depuis 1999, les quatre ceintures majeures des poids lourds (WBA, WBO, IBF, WBC) sont réunies dans un seul combat. Fury arrive confiant, peut-être trop, face à cet Ukrainien monté de chez les lourds-légers. Les bookmakers donnent le Britannique favori, convaincus que le gabarit fera la différence. Grave erreur d’appréciation qui coûtera cher au Gypsy King. Les six premiers rounds suivent le scénario prévu. Fury utilise son allonge phénoménale de 2m16 pour tenir Usyk à distance, plaçant des jabs méthodiques. L’Ukrainien encaisse sans broncher, étudiant les patterns de son adversaire avec une concentration diabolique. Au huitième round, le vent tourne brutalement. Usyk accélère le tempo, multiplie les angles d’attaque, transforme le ring en labyrinthe où Fury peine à trouver ses repères habituels.

Le round qui change tout

La neuvième reprise restera gravée dans les annales. Usyk touche Fury à la tête avec une précision chirurgicale, envoyant le géant britannique compter pour la première fois du combat. Les jambes flageolantes, la garde désordonnée, Fury vacille dangereusement au bord du KO. Seule la cloche le sauve d’un arrêt prématuré. Les trois rounds suivants voient un Fury diminué, contraint à la défensive face à un Usyk galvanisé qui sent la victoire historique à portée de gants. Le verdict tombe après douze rounds intenses : décision partagée en faveur d’Usyk. Deux juges votent 115-112 et 114-113 pour l’Ukrainien, le troisième donne 114-113 à Fury. La controverse éclate immédiatement, certains observateurs estimant le score trop serré au vu de la domination d’Usyk dans la seconde moitié. Fury conteste amèrement, évoquant des cartes erronées, mais doit s’incliner face à l’évidence : il vient de perdre son invincibilité et toutes ses ceintures d’un coup.

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Les réactions après cette première chute

Le camp britannique accuse le coup difficilement. Fury minimise cette défaite, arguant qu’il avait fait le plus dur en dominant les premiers rounds. Cette attitude défensive tranche avec son habituel panache et sa gouaille légendaire. Les observateurs y voient les signes d’un champion blessé dans son ego, incapable d’accepter qu’un boxeur plus petit et plus léger puisse le dominer techniquement. Une clause de revanche figurait dans le contrat original. Dès la fin du combat, les deux équipes évoquent ce deuxième acte programmé pour décembre 2024. Fury jure de rectifier le tir, promettant une préparation optimale et une stratégie revue. Usyk reste humble dans la victoire, reconnaissant les qualités de son adversaire tout en affirmant sa supériorité technique. Le monde de la boxe retient son souffle en attendant l’épisode deux de cette saga épique.

Deuxième défaite de Tyson Fury : Usyk enfonce le clou

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La revanche du 21 décembre 2024

Sept mois séparent les deux confrontations. Fury promet monts et merveilles durant la préparation, affichant une silhouette affûtée lors des entraînements publics. Le combat se déroule encore à la Kingdom Arena de Riyad, cette arène saoudienne devenue le nouveau temple de la boxe mondiale grâce aux pétrodollars. Les enjeux restent colossaux : les ceintures WBC, WBO et IBO changent de mains selon l’issue. Contrairement au premier affrontement, aucun round litigieux ne vient perturber le déroulé. Usyk impose son rythme d’entrée, boxant avec une assurance déconcertante face à un Fury incapable de trouver les clés du succès. Le Britannique tente bien quelques offensives, utilisant son poids pour pousser l’Ukrainien dans les cordes, mais sans jamais réussir à imposer une domination durable. La technique pointue d’Usyk fait merveille, ses déplacements frustrent systématiquement les tentatives adverses.

Une défaite sans appel cette fois

Le verdict final ne souffre d’aucune contestation : décision unanime 116-112 des trois juges en faveur d’Usyk. L’écart aux points reflète la réalité du combat. Fury n’a jamais vraiment inquiété son rival, se contentant de limiter les dégâts sans jamais renverser la vapeur. Cette deuxième défaite consécutive face au même adversaire marque un tournant définitif dans la carrière du Gypsy King. La réaction de Fury diffère radicalement de la première fois. Moins de contestations, moins d’excuses, presque une forme de résignation. Il félicite sportivement Usyk, reconnaissant du bout des lèvres la supériorité de l’Ukrainien sur ces deux rencontres. Les observateurs y voient les signes d’un boxeur qui commence à accepter que son temps au sommet absolu touche peut-être à sa fin. À 36 ans, les ressources physiques ne sont plus infinies, même pour un phénomène comme lui.

Les chiffres de ces deux défaites

18 mai 2024 : Défaite par décision partagée (115-112, 114-113 pour Usyk / 114-113 pour Fury) 21 décembre 2024 : Défaite par décision unanime (116-112 des trois juges) Adversaire : Oleksandr Usyk dans les deux cas Lieu : Kingdom Arena, Riyad, Arabie Saoudite Ceintures perdues : WBC, WBO, IBO, WBA, IBF selon les combats

Pourquoi Tyson Fury a-t-il perdu contre Usyk

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Les facteurs techniques de l’échec

La vitesse de mains constitue le premier élément de réponse. Usyk frappe avec une rapidité que Fury ne peut égaler malgré son gabarit. Les combinaisons de l’Ukrainien fusent de tous les angles, rendant la défense britannique poreuse. Fury a toujours compté sur son jab pour dicter la distance, mais face à un boxeur capable de pénétrer cette garde avec des esquives millimétrées, l’arme perd de son efficacité. Le travail au corps d’Usyk mine également les fondations du colosse. Round après round, les crochets s’accumulent dans les côtes, sapant l’endurance pourtant légendaire de Fury. Cette stratégie patiente porte ses fruits dans les dernières reprises où le Britannique montre des signes évidents de fatigue. Sa mobilité diminue, ses déplacements deviennent prévisibles, offrant des cibles plus accessibles à son adversaire.

Le déclin physique commence à pointer

Difficile d’ignorer l’évidence : Fury vieillit. À 36 ans, le corps ne répond plus aussi promptement aux commandes. Les réflexes ralentissent imperceptiblement, suffisamment pour qu’un technicien du calibre d’Usyk exploite ces micro-failles. La récupération entre les rounds semble également moins efficace qu’auparavant. Durant ses jeunes années, Fury pouvait enchaîner les rounds intenses sans faiblir. Face à Usyk, l’accumulation finit par peser lourdement. Le poids fluctuant du Britannique joue probablement un rôle. Connu pour ses variations pondérales spectaculaires entre les camps d’entraînement, Fury a peut-être perdu cette capacité à retrouver instantanément sa forme olympique. Les années de yoyo métabolique finissent par laisser des traces indélébiles sur un organisme même exceptionnel. Cette instabilité contraste avec la discipline monastique d’Usyk, toujours au poids idéal, toujours préparé au maximum.

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La supériorité tactique d’Oleksandr Usyk

Au-delà du physique, l’intelligence de combat d’Usyk fait toute la différence. L’Ukrainien arrive avec un plan de match méticuleux, étudiant chaque faiblesse de Fury pendant des mois. Ses entraîneurs décortiquent les anciens combats, identifiant les patterns récurrents, les habitudes défensives, les moments de vulnérabilité. Cette préparation scientifique se heurte à l’approche plus instinctive de Fury qui compte davantage sur son talent brut. La capacité d’adaptation durant le combat penche également en faveur d’Usyk. Quand Fury trouve ponctuellement une combinaison efficace, l’Ukrainien ajuste immédiatement sa garde et ses déplacements pour neutraliser la menace. Cette flexibilité tactique frustre le Britannique qui peine à installer une domination durable. Chaque tentative d’imposer son gabarit se solde par un échec face à un adversaire qui glisse, pivote, contre avec une précision diabolique.

Les autres moments difficiles de Fury dans sa carrière

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Le match nul controversé contre Deontay Wilder

Le 1er décembre 2018 constitue un moment charnière, même si techniquement il ne s’agit pas d’une défaite. Fury domine largement ce combat au Staples Center de Los Angeles, ridiculisant l’Américain par sa boxe mobile et son cabotinage. Pourtant, deux voyages au tapis aux 9ème et 12ème reprises changent radicalement la donne. Le deuxième knockdown particulièrement sévère semble achever le Britannique, étendu sur le canvas les yeux dans le vague. La résurrection qui suit relève du miracle ou du cinéma hollywoodien selon les sensibilités. Fury se relève à la dernière seconde, termine le round debout et sauve le match nul par la peau des dents. Les cartes reflètent cette bipolarité : 115-111 pour Fury, 114-110 pour Wilder, 113-113 pour le troisième juge. Beaucoup estiment que le Britannique méritait la victoire au vu de sa domination technique, mais ces deux chutes coûtent cher sur les scorecards.

La frayeur face à Steve Cunningham en 2013

Le 20 avril 2013 au mythique Madison Square Garden devait être une formalité. Steve Cunningham, ancien champion des lourds-légers, ne fait pas le poids sur le papier face au jeune géant britannique. La réalité du ring raconte une autre histoire. Au 2ème round, un crochet vicieux du gaucher américain expédie Fury au tapis pour la première fois de sa carrière professionnelle. Le choc est brutal, physiquement et psychologiquement. Les rounds suivants voient un Fury déstabilisé, incapable de retrouver son rythme habituel. À mi-combat, deux juges donnent même Cunningham en tête sur leurs cartes, laissant présager un upset retentissant. Heureusement pour le Britannique, sa puissance brute finit par faire la différence au 7ème round. Un contre parfait envoie l’Américain au pays des rêves, validant une victoire par KO qui efface partiellement l’humiliation initiale. Cette alerte sérieuse révèle néanmoins des failles défensives qui persisteront.

La performance décevante contre Francis Ngannou

Le 29 octobre 2023 à Riyad aurait dû être une promenade de santé. Francis Ngannou, champion UFC reconverti en boxe, fait ses débuts absolus dans le noble art face à l’un des meilleurs poids lourds de l’histoire. Les bookmakers donnent Fury ultra-favori, certains pariant même sur un KO précoce. La réalité stupéfie le monde entier : Ngannou tient la distance et envoie même le Britannique au tapis au 3ème round. Fury arrache finalement une victoire par décision partagée extrêmement controversée. Beaucoup d’observateurs neutres donnent Ngannou vainqueur, saluant la performance héroïque du Camerounais face au supposé maître. Cette prestation médiocre annonce les difficultés futures contre Usyk. Le Gypsy King semble avoir perdu cette aura d’invincibilité, cette capacité à écraser techniquement n’importe quel adversaire. La fêlure psychologique devient béante.

L’avenir de Tyson Fury après ses défaites

L’annonce surprise de retraite en janvier 2025

Le 13 janvier 2025, moins d’un mois après sa deuxième défaite contre Usyk, Fury lâche une bombe sur les réseaux sociaux. Dans une courte vidéo, le Britannique déclare sobrement : « Salut tout le monde, je vais faire court. J’aimerais annoncer ma retraite de la boxe. J’ai pris beaucoup de plaisir, j’ai adoré chaque minute ». L’annonce crée un coup de tonnerre dans le monde pugilistique, même si personne ne le prend vraiment au sérieux. Difficile en effet de croire à cette énième retraite. Fury a déjà annoncé son retrait à plusieurs reprises par le passé, notamment en 2022 après sa victoire contre Dillian Whyte. « Après de longues tergiversations, j’ai finalement décidé de me retirer le jour de mes 34 ans », tweetait-il alors avant de changer d’avis quelques mois plus tard pour affronter Derek Chisora. Le schéma se répète inlassablement, alimentant le scepticisme général face à ces déclarations fracassantes.

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Le combat tant attendu contre Anthony Joshua

Tous les amoureux du noble art rêvent depuis des années de ce choc entre les deux meilleurs Britanniques de leur génération. Anthony Joshua détient actuellement les ceintures IBF, WBA, WBO après ses victoires retentissantes. L’affrontement contre Fury devait unifier tous les titres en 2021, avant que les complications juridiques avec Deontay Wilder ne sabordent le projet. Maintenant que Fury a perdu ses ceintures, l’enjeu change mais l’intérêt demeure intact. Les promoteurs travaillent d’arrache-pied pour organiser ce super-fight en 2025. Les sommes en jeu dépassent l’entendement, probablement autour de 100 millions de dollars pour chaque combattant. Un tel magot pourrait convaincre Fury de sortir une nouvelle fois de sa retraite express. Joshua lui-même multiplie les appels du pied, conscient que ce combat représente le jackpot ultime de sa carrière. Reste à savoir si le Gypsy King mordra à l’hameçon.

Les options qui s’offrent au Gypsy King

Plusieurs scénarios se dessinent pour la suite de la carrière de Fury, s’il décide finalement de rester actif : Affronter Anthony Joshua dans le combat de tous les dangers Rechercher une trilogie avec Usyk pour tenter de sauver l’honneur Combattre des adversaires de second rang pour améliorer son bilan Accepter véritablement la retraite et se concentrer sur sa famille Se reconvertir dans le catch professionnel où il a déjà fait des apparitions remarquées à la WWE La santé mentale de Fury constitue également un facteur déterminant. Le Britannique a souvent évoqué ses démons intérieurs, sa dépression chronique, sa difficulté à trouver un équilibre sans la boxe. « Je ne sais pas comment arrêter », confiait-il en décembre 2022, admettant devenir dépressif sans les gants. Cette addiction au combat pourrait bien le pousser à revenir encore une fois, indépendamment des considérations sportives ou financières.

Les leçons à retenir des défaites de Fury

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Personne n’est vraiment invincible

L’histoire de Fury rappelle une vérité immuable dans le sport de haut niveau : la défaite guette même les plus grands. Mike Tyson est tombé face à Buster Douglas, Muhammad Ali a perdu contre Joe Frazier et Ken Norton, Lennox Lewis s’est incliné contre Hasim Rahman. Cette vulnérabilité fait partie intégrante de la boxe, un sport où un seul coup peut renverser une carrière entière. Fury rejoint finalement le club très fermé des champions qui ont connu l’amertume de la chute. Ces deux revers contre Usyk humanisent paradoxalement le personnage. Le Gypsy King arrogant, sûr de lui jusqu’à l’excès, révèle ses failles. Cette humilité forcée le rend plus attachant, plus proche du public qui peut enfin s’identifier à ce colosse de 2m06. Les fans apprécient davantage un champion capable de perdre et de se relever qu’une machine froide qui écrase mécaniquement tous ses adversaires. Fury gagne en profondeur ce qu’il perd en invincibilité.

La technique finit toujours par l’emporter

Usyk démontre brillamment qu’un boxeur plus petit mais techniquement supérieur peut battre un géant moins affûté. Cette leçon vaut de l’or pour tous les pratiquants du noble art. Le gabarit offre certes des avantages indéniables, mais l’intelligence tactique, la vitesse d’exécution et la précision compensent largement le déficit physique. Les heures passées à peaufiner les fondamentaux paient toujours sur le long terme. Fury a trop longtemps compté sur ses dons naturels : taille exceptionnelle, allonge phénoménale, mobilité surprenante pour son poids. Face à un adversaire aussi rigoureux qu’Usyk, ces atouts ne suffisent plus. L’Ukrainien neutralise systématiquement les avantages physiques par une maîtrise technique supérieure. Cette domination par le savoir-faire pur rappelle les plus belles heures de Floyd Mayweather qui gagnait systématiquement malgré un physique souvent inférieur à ses opposants.

L’importance de rester affamé au sommet

La complaisance tue les champions aussi sûrement qu’un uppercut bien placé. Fury semble avoir perdu cette faim dévorante qui le caractérisait lors de sa montée vers le titre. Les années passées au sommet, les millions accumulés, la célébrité mondiale ont peut-être émoussé son désir brûlant de tout sacrifier pour la victoire. Usyk arrive avec la rage du challenger, celui qui doit encore prouver sa valeur chez les lourds. Cette différence d’intensité mentale fait pencher la balance.

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