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Tatouages de Benoît Saint-Denis : la signification cachée derrière chaque encre

Quand Benoît Saint-Denis enlève son t-shirt avant d’entrer dans l’Octogone, son corps devient un livre ouvert. Chaque tatouage est une page. Chaque encre, une conviction. Le combattant français, ancien militaire des forces spéciales, ne se tatoue pas pour faire joli ou suivre une tendance. Il se grave des symboles qui ont une âme, une histoire, un poids. Et franchement, quand on comprend ce que chaque dessin représente, on regarde BSD différemment.

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La croix des Templiers : foi, chevalerie et missions au Mali

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Le tatouage le plus visible, celui qui saute aux yeux dès le premier regard, c’est la croix rouge des Templiers sur le pectoral gauche. Une croix de Malte, entourée d’une inscription en latin : « Signum Militie Templi », que l’on peut traduire par « Sceau de la Milice du Christ et du Temple de Salomon ». Pas anodin pour deux sous.

BSD a lui-même expliqué pourquoi il a choisi ce symbole : « Les Templiers, ça me parlait. Je suis Chrétien et quand l’ordre des Templiers a été créé, leur fonction initiale c’était de sécuriser le pèlerinage de ceux qui allaient en Terre-Sainte depuis l’Europe jusqu’à Jérusalem. » Et là où ça devient fascinant, c’est quand il fait le lien avec son propre parcours militaire. Son unité des forces spéciales a assuré la sécurité de François Hollande lors d’une mission au Mali. Protéger les personnalités, sécuriser les hauts gradés : il y a une vraie continuité symbolique entre les chevaliers du XIIe siècle et le para français du XXIe. Ce tatouage ne dit pas juste « je suis chrétien ». Il dit : je suis un gardien.

Jeanne d’Arc dans le dos : la France, la foi et Laura

Dans le dos de Saint-Denis, une figure se dresse en noir : Jeanne d’Arc. La guerrière, la sainte, le symbole de la France qui ne plie pas. Pour un combattant qui répète à l’envi qu’il se bat pour son pays, pour son peuple, pour les guerriers qui sont venus avant lui, ce choix est d’une cohérence absolue.

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Mais ce tatouage a aussi une couche plus intime, plus personnelle, plus touchante. Sur l’épée que tient Jeanne d’Arc, le prénom de sa femme, Laura, est gravé. La guerrière porte le nom de sa compagne. C’est une déclaration d’amour tatouée à vie, cachée dans un tatouage de bataille. Ce mélange entre l’épique et l’intime, c’est exactement ce qui rend BSD unique dans le monde du MMA. Il n’est pas qu’un combattant : il est un homme avec des racines, des valeurs, une famille.

Jeanne d’Arc porte ici plusieurs significations qui se superposent : l’engagement absolu, la rébellion face à l’adversité, le sacrifice pour une cause plus grande que soi. Trois concepts que BSD incarne chaque soir où il monte dans la cage.

Le casque de samouraï : les racines du combattant

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Sur le bras, Benoît Saint-Denis porte un casque de samouraï traditionnel, appelé kabuto. Un tatouage qui peut sembler décoratif au premier regard, mais qui est en réalité chargé de sens. Ce casque est directement lié au logo de son premier club de jiu-jitsu brésilien à Bayonne, là où tout a commencé pour lui. C’est une forme d’hommage aux origines, à ceux qui lui ont transmis la passion des arts martiaux.

Les samouraïs et les chevaliers partagent un même code : l’honneur, la discipline, le service. BSD semble avoir construit son identité à la croisée de ces deux traditions guerrières. Le kabuto, c’est aussi une façon de dire que le BJJ n’est pas qu’un sport pour lui : c’est une philosophie de vie, une voie martiale.

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La dague des forces spéciales : l’armée gravée dans la chair

Moins visible, plus discret, le tatouage de la dague se trouve à l’arrière du bras gauche, sur le triceps. C’est le symbole du régiment des forces spéciales auquel Benoît Saint-Denis a appartenu, le Special Air Service français, où il a servi pendant cinq ans. Un tatouage courant dans ce milieu militaire, presque un rite de passage.

Ce tatouage ne cherche pas à en mettre plein la vue. Il est là pour lui, pas pour le public. Une permanence sur la peau qui lui rappelle d’où il vient, les années de formation intense, les missions, la discipline de fer qui a façonné son mental de combattant d’élite. Quand on voit BSD encaisser des coups sans broncher dans l’Octogone, on pense à cette dague.

Une identité gravée de la tête aux pieds

Ce qui frappe, quand on prend du recul, c’est la cohérence totale de l’univers symbolique de Benoît Saint-Denis. Pas un tatouage qui dépasse, pas une encre posée au hasard après une soirée arrosée. Tout est lié : la foi chrétienne, la chevalerie médiévale, les arts martiaux orientaux, l’engagement militaire, l’amour pour sa femme et la fierté nationale. C’est presque une charte graphique personnelle.

TatouageEmplacementSignification
Croix des TempliersPectoral gaucheFoi chrétienne, héritage chevaleresque, missions militaires de protection
Jeanne d’ArcDosAmour de la France, engagement, sacrifice — et le prénom « Laura » gravé sur l’épée
Casque de samouraï (kabuto)Bras droitOrigines martiales, logo du premier club BJJ à Bayonne
Dague forces spécialesTriceps gaucheService militaire, appartenance au régiment SAS français

BSD a grandi avec Lancelot, la quête du Graal et les récits de chevaliers. Il l’a dit lui-même : « C’est un peu cliché mais j’ai grandi avec Lancelot, avec la quête du Graal et les aventures militaires de toutes sortes. » Ses tatouages ne sont donc pas une pose. Ils sont la prolongation naturelle d’une enfance nourrie aux codes de l’honneur, d’une jeunesse forgée dans les forces spéciales, et d’une carrière MMA construite sur la conviction profonde qu’on peut être à la fois un guerrier et un gentleman.

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BSD, un combattant lisible comme un livre

Dans un sport où l’image compte autant que les performances, les tatouages de Benoît Saint-Denis racontent une histoire que beaucoup de combattants n’arrivent même pas à exprimer en interview. Chaque combat qu’il livre dans l’Octogone de l’UFC, il le livre avec toutes ces histoires sur lui : le chrétien, le soldat, le judoka, l’amoureux, le patriote. C’est ça, la vraie marque d’un « God of War ». Pas juste un surnom. Une identité complète, gravée dans la peau.

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Quentin, 27 ans, passionné par les sports de MMA. Suivez mon aventure au coeur de tous les combats MMA !

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