L’UFC 326 se joue le samedi 7 mars 2026 à Las Vegas avec Holloway vs Oliveira 2 en main event. Mais en dehors des combats, une autre conversation agite les vestiaires en ce moment : combien vont réellement toucher les combattants ce soir-là ? Max Holloway lui-même a mis le sujet sur la table avant la soirée, et ce qu’il dit mérite qu’on s’y arrête.
Ce que Holloway a dit sur les salaires avant l’UFC 326
À quelques jours du combat, Max Holloway a pris la parole publiquement pour appeler ses collègues à l’unité. Son message est simple : les combattants UFC sont sous-payés par rapport aux risques qu’ils prennent, et la seule façon de changer ça, c’est de négocier ensemble plutôt que de se tirer dans les pattes. Il pointe notamment du doigt la boxe anglaise, où des montants astronomiques sont versés pour une seule apparition, et compare ces chiffres à ce que perçoit la majorité des combattants UFC. Un écart qui choque, surtout quand on sait que l’UFC génère des milliards de revenus chaque année. Holloway cite aussi la tentative de négociation entre Jon Jones et Francis Ngannou il y a quelques années, et la façon dont certains combattants s’étaient proposés pour les remplacer à prix cassé. Selon lui, ce genre de comportement casse toute dynamique collective et plombe les salaires de tout le monde, des débutants aux champions.
Une avancée concrète : le partenariat UFC-Paramount double les bonus

Il y a quand même une bonne nouvelle à signaler. Le récent partenariat entre l’UFC et Paramount Skydance, entré en vigueur début 2026, a permis de doubler le montant des bonus de performance. Concrètement, les primes Performance of the Night et Fight of the Night qui étaient à 50 000 dollars sont désormais portées à 100 000 dollars, voire plus pour les grands événements numérotés. C’est une avancée réelle, mais Holloway et plusieurs figures du roster comme Sean O’Malley considèrent que ce n’est qu’un premier pas. Les bourses de base pour les combattants du milieu de tableau restent très loin des standards de la boxe, et la question de la répartition des revenus PPV reste un sujet brûlant dans les vestiaires.
Les salaires estimés pour l’UFC 326
Les salaires UFC ne sont jamais communiqués officiellement par l’organisation. Les estimations ci-dessous sont basées sur les précédents combats des protagonistes, leur statut dans le roster et les données historiques disponibles :
| Combattant | Combat | Salaire estimé (bourse + intérêts PPV) |
|---|---|---|
| Max Holloway | vs Oliveira (Main Event, BMF) | ~2 000 000 $ |
| Charles Oliveira | vs Holloway (Main Event) | ~1 500 000 $ |
| Caio Borralho | vs De Ridder (Co-Main) | ~300 000 $ |
| Reinier De Ridder | vs Borralho (Co-Main) | ~250 000 $ |
| Raul Rosas Jr. | vs Rob Font | ~100 000 $ |
| Rob Font | vs Rosas Jr. | ~150 000 $ |
Estimations de salaires UFC 326 basées sur les précédents combats et le statut des combattants
Ces estimations intègrent la bourse de base, le bonus victoire et les intérêts PPV pour les têtes d’affiche. Les bonus Performance of the Night et Fight of the Night, désormais portés à 100 000 dollars grâce au partenariat Paramount, peuvent s’ajouter en fin de soirée selon les performances.
Comment se compose réellement un salaire UFC ?
Les différents postes de rémunération
Un salaire UFC ne se résume jamais à une seule ligne. Plusieurs composantes entrent en jeu, avec des poids très différents selon le statut du combattant :
- La bourse de base : fixée contractuellement, versée que le combattant gagne ou perde
- Le bonus victoire : généralement équivalent à la bourse de base, versé uniquement en cas de victoire
- Les intérêts PPV : réservés aux tops stars et anciens champions, calculés sur le nombre d’achats de l’événement. C’est souvent le poste le plus lucratif pour les grandes têtes d’affiche
- Le sponsoring Venum : versé par le partenaire officiel de l’UFC à tous les combattants du roster, de 4 000 à 42 000 dollars selon l’ancienneté et le statut
- Les bonus post-combat : Performance of the Night, Fight of the Night, désormais à 100 000 dollars minimum
L’écart entre les stars et le reste du roster
C’est exactement ce que pointe Holloway dans sa prise de parole : l’écart entre le haut et le bas du tableau est vertigineux. Un combattant en début de carrière à l’UFC peut monter dans l’octogone pour 12 000 à 15 000 dollars tout compris, quand la tête d’affiche du même événement empoche un ou deux millions. Dans un sport de combat individuel où la moindre blessure peut mettre fin à une carrière, cette disproportion est difficile à accepter pour beaucoup.
Quentin, 27 ans, passionné par les sports de MMA. Suivez mon aventure au coeur de tous les combats MMA !


