L’UFC 325 de Sydney a accouché de chiffres impressionnants. Alexander Volkanovski repart avec 2,4 millions de dollars en poche après sa défense de titre réussie contre Diego Lopes, tandis que Benoît Saint Denis empoche 540 000 dollars suite à son TKO victorieux face à Dan Hooker. Le Néo-Zélandais touche lui 855 000 dollars malgré la défaite, un montant supérieur à celui du Français. Diego Lopes complète le podium avec 950 000 dollars. Ces révélations de Fight Basics témoignent d’une nouvelle ère financière pour l’organisation, dopée par l’accord Paramount+.
Le jackpot australien de Volkanovski

La star locale n’a pas fait le déplacement pour des cacahuètes. 2,4 millions de dollars, voilà ce qu’a négocié l’Australien pour défendre sa ceinture des poids plumes dans son jardin de Sydney. Un montant stratosphérique qui reflète son statut de champion incontesté et sa popularité sur le continent océanique. La performance face à Lopes n’était pas une simple formalité : les deux hommes ont livré une bataille épique de cinq rounds, récompensée par le bonus Fight of the Night de 100 000 dollars chacun.
Une reconnaissance financière méritée
Ce cachet place Volkanovski dans la cour des très grands. Peu de combattants peuvent prétendre à de tels émoluments dans la catégorie des 66 kilos. L’ancien champion de rugby a su transformer sa domination sportive en pouvoir de négociation. Ses sept défenses de titre consécutives lui ont forgé une aura quasi-intouchable, et l’UFC le rémunère en conséquence.
Diego Lopes : le challenger bien rémunéré
Perdre n’a jamais été aussi lucratif pour le Brésilien. 950 000 dollars constituent un record personnel pour Lopes, qui découvrait pour la première fois l’affiche principale d’un événement majeur. L’addition du bonus de performance porte son total à plus d’un million. Pas mal pour quelqu’un qui combattait encore dans des organisations régionales il y a quelques années.
La prime au spectacle payante
Son style offensif et sans compromis a séduit les négociateurs de l’UFC. Lopes incarne cette nouvelle génération de combattants qui privilégient l’action pure au jeu stratégique. Les fans adorent, et l’organisation le sait parfaitement. Ce chèque substantiel garantit probablement sa motivation intacte pour une revanche future.
Dan Hooker : le paradoxe néo-zélandais
Voilà qui fait jaser. 855 000 dollars pour une défaite par TKO au deuxième round face à Benoît Saint Denis. Hooker empoche davantage que le Français victorieux, une situation qui interpelle. Cette disparité s’explique par l’ancienneté du Néo-Zélandais dans l’organisation et son statut de headliner régulier depuis plusieurs années.
Benoît Saint Denis : la progression continue

540 000 dollars représentent un nouveau palier franchi pour le Français. BSD grimpe les échelons financiers aussi vite qu’il escalade le classement des lightweight. Son bonus de 25 000 dollars pour la finition spectaculaire du Néo-Zélandais vient couronner une prestation exceptionnelle qui le propulse désormais dans le top 5 mondial de la division.
L’ascension tricolore
Trois ans après ses débuts à l’UFC, le natif de Nîmes prouve sa valeur marchande croissante. Chaque victoire bonifie son pouvoir de négociation. L’organisation américaine reconnaît son potentiel commercial sur le marché européen, particulièrement en France où le MMA connaît un essor fulgurant. Ce salaire substantiel témoigne aussi de l’intérêt stratégique de développer des stars locales capables de remplir les salles sur le Vieux Continent.
Les autres salaires de la carte principale

Rafael Fiziev repartait avec 600 000 dollars dans sa besace, un montant conséquent pour un combattant qui n’occupait pas l’affiche principale. Le Kazakh continue de prouver sa popularité auprès des fans grâce à son striking spectaculaire. Mauricio Ruffy, le jeune prodige brésilien, empochait quant à lui 420 000 dollars après sa victoire convaincante.
Tai Tuivasa, malgré des performances récentes en dents de scie, touchait encore 370 000 dollars. L’Australien bénéficie toujours de sa notoriété locale et de son personnage haut en couleur qui plaît aux foules. Son adversaire Tallison Teixeira repartait avec environ 180 000 dollars, un joli pécule pour celui qui combattait dans le card préliminaire il y a encore peu.
Le nouveau deal Paramount+ bouleverse la donne
L’accord avec Paramount+ a redistribué les cartes financières de l’UFC. Dan Hooker s’était récemment exprimé sur cette révolution, évoquant une hausse généralisée des bourses depuis la signature du contrat. Les chiffres de l’UFC 325 semblent lui donner raison, du moins pour les têtes d’affiche et les combattants établis.
La polémique Justin Gaethje
Pourtant, tout le monde ne partage pas cet enthousiasme. Justin Gaethje a récemment explosé de colère, affirmant que son salaire n’avait pas bougé d’un iota depuis le changement de diffuseur. Une déclaration qui a fait grand bruit dans le milieu. Dana White n’a pas tardé à répliquer, rejetant la responsabilité sur le combattant lui-même et ses choix de négociation.
Cette dichotomie révèle une réalité : les augmentations profitent principalement aux champions et aux combattants en position de force contractuelle. Les autres doivent encore batailler ferme pour arracher des miettes supplémentaires. L’UFC reste une entreprise capitaliste où le rapport de force dicte les conditions salariales.
Ce qui change vraiment avec Paramount+
Plusieurs facteurs expliquent cette inflation salariale observée à Sydney :
- Visibilité accrue : Paramount+ offre une exposition mondiale inédite qui valorise les combattants
- Revenus publicitaires : Les nouveaux contrats sponsors génèrent des recettes supplémentaires redistribuables
- Concurrence PFL : L’arrivée de Francis Ngannou chez le concurrent pousse l’UFC à fidéliser ses stars
- Marchés émergents : L’expansion en Asie et en Europe justifie des investissements dans les talents locaux
- Pression médiatique : Les critiques récurrentes sur les salaires obligent l’organisation à faire des gestes
Quentin, 27 ans, passionné par les sports de MMA. Suivez mon aventure au coeur de tous les combats MMA !



