Un combattant UFC gagne entre 12 000 et 3 000 000 de dollars par combat selon son statut, avec un salaire minimum garanti de 12 000 dollars depuis 2023. Les débutants empochent généralement 24 000 dollars en cas de victoire (12 000 de bourse garantie + 12 000 de prime), tandis que les champions et stars comme Alex Pereira ou Jon Jones négocient des cachets dépassant le million par affrontement. Cette fourchette colossale reflète une réalité économique brutale : dans l’octogone, votre valeur marchande détermine directement le montant inscrit sur votre chèque.
L’UFC maintient une opacité calculée sur sa structure salariale, contrairement aux ligues américaines traditionnelles. Pourtant, les commissions athlétiques étatiques publient obligatoirement les bourses de base après chaque événement, offrant un aperçu partiel mais révélateur des disparités financières vertigineuses entre un rookie inconnu et une tête d’affiche mondiale.
Le système de rémunération UFC par combat expliqué

La bourse garantie : le salaire de base
Chaque combattant perçoit ce qu'on appelle le "show money", une somme versée automatiquement pour sa simple présence dans l'octogone. Ce montant contractuel ne dépend aucunement du résultat : victoire, défaite ou match nul, le chèque tombe systématiquement. Depuis 2023, le plancher minimal s'établit à 12 000 dollars par apparition, représentant une hausse notable comparée aux 10 000 dollars pratiqués jusqu'en 2020.
Cette garantie financière protège théoriquement les athlètes contre la précarité totale. Dans les faits, après déduction des frais d'entraînement, de coaching et de déplacement d'équipe, ces 12 000 dollars fondent comme neige au soleil.
Le bonus de victoire qui double la mise
La prime de performance constitue le second pilier du système. Un montant strictement équivalent à la bourse garantie s'ajoute automatiquement en cas de succès. Un rookie touchant 12 000 dollars de show money empoche donc 24 000 dollars total s'il terrasse son adversaire. Cette structure binaire crée une pression financière considérable : chaque défaite ampute littéralement de moitié les revenus du combat.
Les contrats évoluent progressivement avec les victoires. Un parcours type démarre à 12 000/12 000 dollars, grimpe vers 14 000/14 000, puis 16 000/16 000 et 18 000/18 000 au fil des quatre premiers combats contractuels.
Les bonus discrétionnaires de 50 000 dollars
Au-delà de la rémunération contractuelle, l'UFC distribue traditionnellement quatre distinctions financières par événement. Deux "Performance de la Soirée" et un "Combat de la Soirée" rapportent chacun 50 000 dollars supplémentaires aux heureux élus. Ces primes récompensent les finitions spectaculaires ou les affrontements particulièrement intenses ayant électrisé le public.
Cette carotte financière encourage évidemment un style agressif et spectaculaire. Un combattant cherchant la sécurité du decision risque de passer à côté de ces sommes rondelettes qui transforment un cachet modeste en paie vraiment substantielle.
Combien gagne réellement un débutant UFC par combat

Les revenus bruts d'un premier contrat
L'entrée dans la plus prestigieuse organisation mondiale ne garantit aucunement l'aisance financière. Un novice remportant son premier combat empoche 24 000 dollars bruts, tandis qu'une défaite inaugurale limite cruellement les gains à 12 000 dollars. Ces montants paraissent confortables vus de l'extérieur, mais la réalité comptable raconte une histoire différente.
Les nouveaux venus signent généralement pour quatre affrontements avec augmentations graduelles prévues. La progression salariale reste néanmoins lente : passer de 12 000 à 18 000 dollars de cachet de base nécessite trois victoires consécutives minimum.
La facture salée des frais professionnels
Derrière chaque apparition dans l'octogone se cache un camp d'entraînement de 8 à 12 semaines engendrant des dépenses considérables :
- Coaching et sparring-partners : 3 000 à 8 000 dollars selon la qualité de l'équipe recrutée
- Nutritionniste spécialisé : 500 à 2 000 dollars pour gérer la coupe de poids délicate
- Frais médicaux complémentaires : 1 000 à 3 000 dollars annuels hors couverture UFC
- Déplacements de l'équipe : L'organisation paie uniquement le combattant, pas ses cornermen
- Commission du manager : 10 à 20% des revenus bruts ponctionnés automatiquement
Un athlète disputant trois combats annuels avec un bilan de 2 victoires pour 1 défaite génère 60 000 dollars bruts. Après soustraction des frais d'équipe (environ 20 000 dollars), de la commission managériale (6 000 à 12 000 dollars) et des taxes, le revenu net annuel oscille entre 20 000 et 30 000 dollars. Autrement dit, moins qu'un employé de bureau américain moyen.
Le complément Venum : un pansement sur une jambe de bois
Depuis 2021, l'accord de sponsoring vestimentaire avec Venum apporte un revenu supplémentaire modeste. Les nouveaux combattants reçoivent 3 500 dollars par apparition pour porter les équipements de la marque. Cette somme augmente progressivement avec l'ancienneté, atteignant 21 000 dollars pour les vétérans de plus de 21 combats UFC.
Ce complément aide marginalement mais ne change pas fondamentalement la donne économique pour les rookies. Il compense à peine la perte des sponsors personnels interdits dans l'octogone depuis 2015.
Les revenus des combattants établis par combat

La classe moyenne de l'UFC
Au-delà des premières années, les cachets progressent substantiellement pour ceux ayant survécu au filtre impitoyable de la compétition. Un combattant établi avec 4 à 10 combats UFC négocie généralement entre 30 000 et 60 000 dollars de bourse garantie. Doublé en cas de victoire, ce montant permet enfin d'envisager le MMA comme carrière à temps plein viable.
Ces athlètes disputent habituellement trois affrontements annuels, générant entre 90 000 et 180 000 dollars de revenus directs. Après déduction des frais professionnels, le revenu net oscille entre 50 000 et 100 000 dollars annuels, plaçant enfin ces combattants dans une zone de confort relatif.
L'élite du top 15 par catégorie
L'entrée dans le classement des quinze meilleurs d'une division transforme radicalement l'équation financière. Les bourses garanties grimpent vers 80 000 à 150 000 dollars par combat pour ces athlètes reconnus. Un combattant classé 10ème de sa catégorie empochant 100 000 dollars de show money double cette somme à 200 000 en cas de succès.
À raison de trois combats annuels, ces guerriers de l'élite génèrent entre 240 000 et 450 000 dollars de revenus directs. Les meilleurs d'entre eux commencent également à négocier des parts sur les ventes PPV des événements majeurs, ajoutant potentiellement 50 000 à 200 000 dollars supplémentaires selon l'audience.
Le top 5 : l'antichambre des millions
Grimper dans le top 5 d'une division ouvre les portes de la vraie richesse. Ces prétendants au titre négocient des cachets de 200 000 à 500 000 dollars par combat, auxquels s'ajoutent systématiquement des clauses PPV lucratives. Un affrontement éliminatoire pour le titre peut rapporter entre 400 000 et 1 500 000 dollars total à ces athlètes d'élite.
La fréquence des combats diminue souvent à ce niveau, les enjeux stratégiques primant sur le volume. Deux ou trois affrontements annuels suffisent à générer entre 800 000 et 3 000 000 de dollars de revenus bruts.
Les cachets des champions UFC par combat

Les ceintures en or massif
Ceindre un titre UFC transforme totalement le pouvoir de négociation. Les champions en exercice démarrent généralement à 500 000 dollars de bourse garantie minimum, avec des variations énormes selon la popularité et la capacité à vendre des PPV. Jon Jones a ainsi négocié 3 millions de dollars pour sa défense de titre heavyweight contre Stipe Miocic en novembre 2024.
Alex Pereira domine actuellement avec plus de 9 millions de dollars empochés en 2025, propulsé par son style explosif générant des audiences records. Ses finitions spectaculaires et son parcours atypique de kickboxeur reconverti le positionnent comme l'un des atouts marketing majeurs de l'organisation.
Les parts PPV : la vraie mine d'or
Le nerf de la guerre financière se situe dans les accords PPV, réservés aux têtes d'affiche principales. Ces combattants touchent entre 1 et 2 dollars par achat de l'événement, transformant une carte à succès en jackpot monumental. Lors d'UFC 229 (Khabib vs McGregor) ayant dépassé 2,4 millions de ventes, les deux protagonistes ont empoché plusieurs millions rien qu'avec cette clause.
Conor McGregor détient le record absolu avec 39,3 millions de dollars cumulés sur sa carrière UFC. L'Irlandais a redéfini les standards salariaux en prouvant qu'un combattant charismatique pouvait systématiquement dépasser le million de ventes PPV, justifiant des cachets dépassant 5 millions par combat.
Les revenus annexes des champions
Au-delà des bourses directes, les champions bénéficient d'opportunités commerciales massives. Les contrats de sponsoring personnel rapportent entre 200 000 et 2 000 000 de dollars annuels selon la notoriété internationale. Les apparitions médiatiques rémunérées, séances de dédicaces et partenariats avec des marques de nutrition sportive ajoutent 100 000 à 500 000 dollars supplémentaires.
Ces revenus périphériques dépassent parfois les gains directs de l'octogone pour les champions particulièrement populaires sur les réseaux sociaux.
Pour voir le salaire du speaker de l'UFC, c'est ici.
L'influence de la catégorie de poids sur les salaires par combat

Les divisions qui paient le mieux
La catégorie de poids impacte indirectement mais significativement la rémunération. Les poids lourds et light-heavyweights empochent des bourses moyennes supérieures de 25 à 40% comparées aux divisions inférieures à poids coq. Cette disparité reflète davantage l'attrait du public casual pour les KO spectaculaires que la valeur sportive intrinsèque.
Jon Jones champion heavyweight négocie 3 millions par défense de titre, tandis que Brandon Moreno champion flyweight percevait 500 000 dollars pour un combat similaire. L'écart s'explique par la capacité de Jones à générer des ventes PPV massives auprès d'un public large.
Le palmarès des catégories lucratives
Certaines divisions bénéficient d'un effet d'héritage médiatique durable :
- Heavyweight : Cachets moyens top 5 de 400 000 à 800 000 dollars par combat
- Light-heavyweight : Rémunérations de 300 000 à 600 000 dollars pour l'élite
- Welterweight : Division historiquement riche avec 200 000 à 450 000 dollars
- Middleweight : Cachets de 250 000 à 500 000 dollars pour les classés
- Lightweight : 180 000 à 400 000 dollars malgré une compétition féroce
Les catégories inférieures (bantamweight, flyweight) affichent des rémunérations de 20 à 35% inférieures à positions équivalentes dans le classement.
Le MMA féminin : l'écart persistant
Les divisions féminines accusent un retard salarial notable. Amanda Nunes, double championne et plus grande star féminine de l'histoire, percevait entre 500 000 et 750 000 dollars en fin de carrière, soit des montants comparables aux champions masculins de divisions moins prestigieuses. Valentina Shevchenko négocie autour de 400 000 dollars par défense de titre.
Cet écart de 20 à 35% reflète malheureusement une audience télévisée et des ventes PPV généralement inférieures pour les cartes principales féminines, malgré une qualité technique souvent exceptionnelle.
Les combattants UFC les mieux payés par combat en 2025

Alex Pereira : le phénomène brésilien
Le champion light-heavyweight domine actuellement le classement avec plus de 9 millions de dollars gagnés en 2025. Son style explosif basé sur le kickboxing génère des finitions spectaculaires adorées du public casual. Chacune de ses apparitions transforme l'événement en succès commercial garanti, justifiant des cachets dépassant 2 millions par combat.
Sa trajectoire fulgurante depuis son arrivée en 2021 illustre comment un combattant charismatique peut rapidement grimper l'échelle salariale en enchainant performances mémorables et KO viraux sur les réseaux sociaux.
Conor McGregor : l'étalon-or historique
Bien qu'inactif sportivement, l'Irlandais conserve le record absolu avec 39,3 millions de dollars cumulés durant sa carrière UFC. Ses affrontements contre Khabib Nurmagomedov et Dustin Poirier ont généré les plus grosses ventes PPV de l'histoire, dépassant systématiquement 1,5 million d'achats. McGregor a prouvé qu'un combattant transcendant le sport pouvait négocier des conditions financières comparables aux boxeurs professionnels d'élite.
Son impact dépasse largement ses performances dans l'octogone : il a redéfini les attentes salariales de toute une génération de combattants.
Le top 5 des mieux payés par combat
Voici les combattants générant les revenus les plus importants par apparition en 2025 :
- Jon Jones : 8 à 12 millions de dollars par défense de titre heavyweight avec clauses PPV
- Alex Pereira : 2 à 3 millions par combat incluant parts PPV et bonus
- Ilia Topuria : 1,5 à 2,5 millions champion featherweight montant en popularité
- Khamzat Chimaev : 1 à 2 millions champion middleweight au style dominant
- Charles Oliveira : 800 000 à 1,5 million ancien champion lightweight toujours bankable ( Voir son refus vs Benoit Saint Denis ici ! )
Ces montants incluent bourses garanties, primes de victoire, parts PPV et bonus discrétionnaires négociés en coulisses.
La répartition des revenus UFC : une polémique persistante

16 à 20% aux combattants contre 48 à 50% dans les autres ligues
L'UFC reverse environ 16 à 20% de ses revenus totaux aux athlètes, proportion minuscule comparée aux standards des ligues sportives nord-américaines. La NBA et la NFL redistribuent 48 à 50% de leurs bénéfices aux joueurs via des accords collectifs contraignants. Cette disparité alimente une controverse récurrente sur l'exploitation présumée des combattants.
L'absence de syndicat unifié et la nature individuelle des contrats empêchent toute négociation collective efficace. Les combattants restent isolés face à une organisation disposant d'un quasi-monopole sur le MMA de haut niveau.
La comparaison avec les autres organisations MMA
Paradoxalement, l'UFC offre les cachets les plus élevés du secteur malgré cette répartition contestée. Le Bellator MMA propose des bourses moyennes inférieures de 40 à 60%, tandis que le PFL distribue des prix conséquents mais sur un nombre réduit d'événements annuels. Cette réalité place les combattants dans une situation complexe : critiquer leur employeur principal tout en reconnaissant qu'aucune alternative viable n'offre de meilleures conditions globales.
Les tentatives de syndicalisation se heurtent systématiquement à la peur des représailles contractuelles et au turnover élevé des rosters.
Les revenus complémentaires des combattants UFC
Sponsoring personnel hors octogone
Depuis l'interdiction des logos personnels dans l'octogone en 2015, les contrats de sponsoring se concentrent sur les apparitions médiatiques et réseaux sociaux. Un combattant disposant de 500 000 abonnés Instagram négocie entre 50 000 et 200 000 dollars annuels avec des marques de nutrition, équipement sportif ou compléments alimentaires.
Les stars dépassant le million d'abonnés atteignent 200 000 à 500 000 dollars de revenus sponsoring, parfois davantage pour les personnalités transcendant le MMA comme Conor McGregor.
Apparitions et événements promotionnels
Les séances de dédicaces, interventions en club de sport et apparitions événementielles rapportent entre 5 000 et 50 000 dollars selon la notoriété. Les champions actifs facturent généralement 20 000 à 100 000 dollars pour des apparitions corporatives ou des séminaires techniques. Ces revenus complémentaires stabilisent les finances entre deux combats espacés parfois de plusieurs mois.
Certains combattants développent également des revenus passifs via YouTube, Twitch ou Patreon, capitalisant sur leur personnalité au-delà des performances sportives.
La réalité salariale de l'UFC révèle un écosystème brutal où seule une minorité atteint l'aisance financière. Les débutants survivent difficilement avec 12 000 dollars par combat, tandis que l'élite négocie des millions. Cette pyramide économique reflète la logique capitaliste du spectacle sportif : les stars générant l'audience captent l'essentiel de la valeur créée, laissant les combattants anonymes dans une précarité relative malgré leur talent exceptionnel. L'avenir de la répartition des revenus dépendra largement de la capacité des athlètes à s'organiser collectivement face à une organisation maîtrisant parfaitement les leviers de négociation individuels.
Quentin, 27 ans, passionné par les sports de MMA. Suivez mon aventure au coeur de tous les combats MMA !


