Avant d’être « Smile Killer », avant l’UFC, avant les ceintures européennes et les KO dévastateurs, il y a eu un gamin de Vénissieux qui grandissait dans une famille où les arts martiaux n’étaient pas un loisir c’était un héritage. Farès Ziam a grandi entouré de boxe et de jiu-jitsu avant même d’avoir mis les pieds dans un club.
Vénissieux, la banlieue lyonnaise qui l’a vu naître

Farès Ziam naît le 21 mars 1997 à Vénissieux, commune de la métropole lyonnaise, au sud-est de Lyon. Ville ouvrière et populaire, Vénissieux a une longue tradition de sports de combat boxe, lutte, judo portée par une population aux origines multiples et par des clubs ancrés dans les quartiers. Ses origines sont franco-algériennes. Lui-même l’a souvent mis en avant avec fierté notamment lors de ses combats à l’UFC Paris, où le public d’origine algérienne était nombreux dans les tribunes. Ce double ancrage culturel, français et algérien, a toujours fait partie de son identité publique de combattant.
Un père boxeur, un beau-père champion de BJJ
C’est là que tout commence. Le père de Farès est ancien boxeur. Sa mère se remarie ensuite avec un homme champion de jiu-jitsu brésilien. Deux disciplines, deux philosophies de combat, deux manières de lire un adversaire tout cela dans la même maison, autour de la même table. Difficile d’imaginer meilleure école informelle pour un futur combattant professionnel. Farès n’a pas eu besoin qu’on lui explique le respect du ring, la rigueur de la préparation ou l’importance de la technique il a grandi dedans. Quand il franchit les portes d’un club pour la première fois, à 12 ans, il arrive avec déjà quelque chose dans les yeux que beaucoup cherchent pendant des années.
Givors : là où le combattant se construit

La famille s’installe à Givors, petite ville au sud de Lyon entre le Rhône et les collines du Pilat. C’est là que Farès Ziam forge réellement son bagage martial. Il touche à tout, dans le bon sens du terme : full contact, judo, jiu-jitsu brésilien, kickboxing, sanda. Pas par dispersion par curiosité et par instinct de combattant complet. Il obtient une ceinture violette en BJJ, s’initie au sanda chinois, et trouve sa discipline de prédilection dans le kickboxing là où son sens du timing et sa lecture de la distance commencent à faire des dégâts. À 16 ans, il est déjà en compétition professionnelle. En 2014, à 17 ans, il dispute son premier combat MMA professionnel une précocité exceptionnelle même dans un sport habitué aux jeunes prodiges.
Champion d’Europe ISKA K-1 à 19 ans
Avant d’être un poids léger UFC, Farès Ziam est d’abord un roi du pieds-poings. En 2016, à seulement 19 ans, il décroche le titre de champion d’Europe ISKA K-1 une consécration qui valide des années de travail et qui pose les bases de son style actuel. À cette époque, il est plusieurs fois champion de France amateur en pieds-poings, catégories différentes, dans plusieurs fédérations. Le niveau technique qu’il développe dans ces années-là gestion de distance, timing, combinaisons propres est celui qu’on retrouve aujourd’hui dans la cage de l’UFC. Ce n’est pas inné. C’est des milliers de reprises à Givors, des années à transpirer dans des gymnases de la région lyonnaise.
L’homme derrière le combattant
Ce qui rend les origines de Farès Ziam particulièrement riches, c’est qu’elles ne se réduisent pas au sport. Il obtient une licence STAPS, pratique l’apiculture, fait du surf, est devenu père en 2024. Des passions aussi éloignées que possible de la cage, qui dessinent le portrait d’un homme équilibré dans un sport qui en brise beaucoup. Son surnom « Smile Killer » le tueur qui sourit résume mieux que n’importe quelle biographie ce qu’il est. La sérénité apparente, l’aisance sur le ring, le sourire qu’il garde même sous pression : tout ça vient de là, de Vénissieux, de Givors, d’une famille de combattants qui lui a appris à ne jamais paniquer. À 29 ans, Farès Ziam est au meilleur de sa carrière, classé dans le top 15 mondial des poids légers UFC.
Quentin, 27 ans, passionné par les sports de MMA. Suivez mon aventure au coeur de tous les combats MMA !



