SOMMAIRE
01 · Les horaires de l’UFC Edmonton en France02 · La carte principale, combat par combat03 · La carte préliminaire04 · Pourquoi le main event vaut le réveil05 · Ce que ce combat change dans la catégorie06 · Notre avis avant samediJoaquin Buckley et Mike Malott se retrouvent samedi au Rogers Place d'Edmonton. Carte complète, horaires en France, enjeux : tout ce qu'il faut savoir avant la nuit de samedi à dimanche.
L’UFC remonte vers le nord. Samedi 17 octobre, le Rogers Place d’Edmonton accueille une Fight Night bâtie autour d’un duel de poids welters qui sent la poudre : Joaquin Buckley contre Mike Malott. Un frappeur du Missouri qui a déjà fait le tour du monde avec un coup de pied retourné, face à un Canadien en pleine ascension qui se battra devant son public. Sur le papier, c’est une soirée de seconde zone. Dans la cage, c’est une autre histoire.
Mise à jour : le combat a eu lieu et Mike Malott a mis Joaquin Buckley KO au deuxième round. Retrouvez tous les résultats de l’UFC Edmonton, combat par combat.
Pour les fans français, il faudra jouer les noctambules. Voici la carte, les horaires et ce qu’il faut surveiller.
Les horaires de l’UFC Edmonton en France
Le décalage avec l’Alberta n’arrange personne. L’UFC a calé les préliminaires à 17 h, heure de la côte Est américaine, et la carte principale à 20 h. Traduit en heure de Paris :
- Préliminaires : samedi 17 octobre à 23 h
- Carte principale : dimanche 18 octobre à 2 h du matin
- Main event Buckley vs Malott : pas avant 4 h 30, voire 5 h selon la durée des combats précédents
Pas d’early prelims cette fois : la soirée démarre directement avec la carte préliminaire. Ceux qui veulent tout voir ont donc six bonnes heures de MMA devant eux.
La carte principale, combat par combat
Joaquin Buckley vs Mike Malott (poids welters)
Le main event oppose le n°10 et le n°13 du classement officiel des welters. Buckley (21-8, 15 victoires par KO) arrive avec deux défaites de suite, contre Kamaru Usman en juin 2025 puis Sean Brady en mai dernier. Deux revers aux points, contre deux des meilleurs lutteurs de la catégorie. Avant cela, l’Américain avait aligné six victoires, dont un KO de Stephen Thompson et un arrêt médical de Colby Covington.
En face, Mike Malott (14-2-1) reste sur quatre succès consécutifs. Le dernier en date a fait du bruit : un TKO au troisième round contre Gilbert Burns, en avril à Winnipeg. Avant, il avait dominé Kevin Holland aux points et éteint Charles Radtke en 26 secondes. Ceinture noire de jiu-jitsu brésilien, ancien coach de striking chez Team Alpha Male, le Canadien sait tout faire. Et il connaît bien Edmonton, où il avait battu Trevin Giles en 2024.
Erin Blanchfield vs Jasmine Jasudavicius (poids mouches féminines)
Le co-main event aurait dû se tenir en août, à l’UFC 330 de Philadelphie. Une blessure de Blanchfield a tout repoussé de deux mois. L’Américaine, n°4, a enchaîné deux victoires depuis sa défaite face à Manon Fiorot, contre Rose Namajunas puis Tracy Cortez. Jasudavicius, n°6, est l’enfant du pays : originaire de l’Ontario, elle affiche six victoires lors de ses sept derniers combats. Sa seule défaite sur cette période ? Fiorot, elle aussi. La gagnante pourra se placer sérieusement dans la file d’attente pour la ceinture.
Le reste de la carte principale
- Kyle Nelson vs Cristian Perez (poids légers)
- Marc-André Barriault vs Kyle Daukaus (poids moyens)
- Louis Jourdain vs Timmy Cuamba (poids coqs)
- Mandel Nallo vs Nate Landwehr (poids légers)
Barriault, Québécois au style de bagarreur, est toujours une valeur sûre pour le spectacle. Nate Landwehr aussi, dans un genre plus chaotique. Les deux combats en poids légers et le duel de Louis Jourdain, autre Québécois, devraient chauffer la salle bien avant le main event.

La carte préliminaire
- Tanner Boser vs Jhonata Diniz (poids lourds)
- Julien Leblanc vs Nick Galanti (poids moyens)
- Javad Mahjoub vs Joel Faglier (poids lourds)
- Katlyn Cerminara vs Mackenzie Stiller (poids mouches féminines)
- Chad Anheliger vs Steven Koslow (poids coqs)
- Melissa Croden vs Chelsea Chandler (poids coqs féminines)
- Cody Chovancek vs SuYoung You (poids coqs)
Beaucoup de Canadiens sur cette partie de la carte, ce qui n’a rien d’un hasard. L’UFC remplit ses soirées nord-américaines avec des combattants locaux, et le public d’Edmonton le lui rend bien. Tanner Boser, natif de l’Alberta, devrait recevoir une ovation. Face à lui, Jhonata Diniz, poids lourd brésilien passé par le kickboxing, aura tout intérêt à faire taire la salle rapidement.
Pourquoi le main event vaut le réveil
On pourrait voir cette affiche comme un simple combat de classement. Ce serait passer à côté. Buckley joue gros. Une troisième défaite d’affilée le renverrait loin du top 10, à 32 ans, au moment où la catégorie se resserre. Son jeu est connu : pression vers l’avant, mains lourdes, une gauche capable d’éteindre n’importe qui. Le problème, c’est que Usman et Brady ont trouvé la solution en l’amenant au sol et en le gardant sous contrôle pendant de longues minutes.
Malott n’est pas un lutteur au sens strict. Mais il a la ceinture noire de JJB, une garde qui menace en permanence et six victoires par soumission. Il peut choisir de boxer, puis de basculer au corps-à-corps dès que Buckley charge. Les chiffres plaident aussi pour lui sur un point : il touche un peu plus souvent que son adversaire par minute. Buckley, lui, défend mieux les frappes et repousse 70 % des tentatives d’amenée au sol.
Les deux défaites de Malott chez les pros sont arrivées par KO. Celle contre Neil Magny, à Toronto en janvier 2024, l’avait cueilli à quinze secondes de la fin du combat alors qu’il menait aux points. Si Buckley trouve l’ouverture, la soirée peut se terminer en un seul coup. C’est exactement ce qui rend ce combat si lisible et si incertain à la fois.
Ce que ce combat change dans la catégorie
Chez les welters, tout le monde regarde vers le sommet. Le vainqueur de samedi ne recevra pas une chance pour le titre dans la foulée, soyons clairs. En revanche, il entrera dans la conversation pour un combat contre un membre du top 5 au premier semestre 2027. Pour Malott, une victoire devant son public ferait cinq de suite et l’installerait comme le meilleur welter canadien en activité. Pour Buckley, ce serait la preuve que les deux derniers revers étaient des accidents de parcours face à des spécialistes de la lutte, et non le signe d’un plafond.
Côté féminin, la situation est plus directe. Blanchfield et Jasudavicius ont toutes les deux perdu contre Fiorot. La gagnante aura un argument simple à faire valoir : elle a battu une autre prétendante classée, et elle reste dans la roue des meilleures. Dans une division où les visages changent peu, ça compte.
Notre avis avant samedi
Cette Fight Night ne se vendra pas sur les noms. Elle se vendra sur ce qu’elle promet : un main event à haut risque, un co-main event qui pèse dans la hiérarchie des poids mouches et une poignée de combats canadiens capables de faire exploser le Rogers Place. Si vous ne devez regarder qu’une partie de la soirée, branchez-vous à 2 h pour la carte principale. Ceux qui aiment les surprises jetteront un œil aux préliminaires, souvent plus généreuses en finitions qu’on ne le croit.
Retrouvez dans nos autres articles du jour notre analyse détaillée de Buckley vs Malott et notre guide pour regarder les combats du week-end en direct.



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