SOMMAIRE
01 · UFC Edmonton : le tableau complet des résultats02 · Malott vs Buckley : le genou qui change une carrière03 · Jasudavicius maîtrise Blanchfield : le co-main event04 · Le reste de la carte principale de l’UFC Edmonton05 · Les préliminaires : soumissions en série06 · Notre avis sur l’UFC EdmontonMike Malott a mis KO Joaquin Buckley au 2e round d'un genou dévastateur à l'UFC Edmonton. Jasudavicius bat Blanchfield, Barriault et Perez expéditifs : tous les résultats et l'analyse.
Le verdict est tombé dans la nuit de samedi à dimanche, et il est brutal. Mike Malott a battu Joaquin Buckley par KO au deuxième round (2:32) en tête d’affiche de l’UFC Edmonton, au Rogers Place. Un genou en pleine course, un Buckley qui s’effondre, et tout un pays qui se lève. Derrière, Jasmine Jasudavicius a dominé Erin Blanchfield aux points, Cristian Perez a signé un KO express et Marc-André Barriault a fait exploser la salle. Voici tous les résultats de l’UFC Edmonton, combat par combat, avec ce qu’il faut en retenir.
UFC Edmonton : le tableau complet des résultats
Avant d’entrer dans le détail, voici la soirée résumée en un coup d’oeil. Treize combats, neuf finishs, et une carte principale qui a tenu toutes ses promesses après un début de soirée compliqué pour les Canadiens.
Malott vs Buckley : le genou qui change une carrière
On attendait un combat de frappeurs prudents. On a eu un premier round tendu, propre, où chacun mesurait la distance sans trop se découvrir. Buckley cherchait sa main arrière, ce crochet qui a endormi tant de monde chez les welters. Malott, lui, travaillait au jab, variait les angles et refusait de reculer en ligne droite.
Le deuxième round a tout fait basculer. Buckley avance, baisse légèrement la tête pour rentrer dans la distance, et Malott choisit le moment parfait. Coup de genou en pleine face, l’Américain s’écroule, quelques frappes au sol pour la forme et l’arbitre se jette entre les deux. 2:32 au chrono. Le Rogers Place devient une chaudière.

Ce qui frappe, c’est la lecture du Canadien. Malott n’a pas balancé un genou au hasard. Il a vu Buckley plonger deux ou trois fois de la même manière, il a stocké l’information, puis il a déclenché au bon moment. C’est la marque des combattants qui ont passé un cap mental. Quand on se souvient de son KO subi face à Neil Magny à quinze secondes de la fin, on mesure le chemin parcouru.
Cinq victoires de suite pour Mike Malott
Les chiffres parlent pour lui. Avec ce succès, Mike Malott passe à 15 victoires, 2 défaites et 1 nul. Il enchaîne une cinquième victoire consécutive, la deuxième en main event par KO après celle obtenue face à Gilbert Burns à Winnipeg en avril dernier. Kevin Holland, Charles Radtke, Burns, Buckley : la liste commence à avoir de la gueule.
À 34 ans (35 le 7 novembre), le Canadien n’a plus le temps de faire des détours. Il le sait. Et l’UFC le sait aussi. Avec l’annonce d’un UFC 336 à Toronto en janvier, faite le soir même, difficile d’imaginer Malott ailleurs que sur cette carte, face à un nom du top 10. Si vous voulez revoir comment on voyait le duel avant le combat, notre analyse et pronostic de Buckley vs Malott tient plutôt bien la route avec le recul.
Joaquin Buckley, la chute se confirme
Pour Buckley, la soirée est cruelle. Troisième revers en quatre combats, deuxième défaite de suite après sa démonstration subie face à Sean Brady à l’UFC 328, et surtout un premier KO encaissé depuis décembre 2022. Son bilan tombe à 21 victoires pour 9 défaites.
L’Américain avait d’ailleurs affiché une attitude étrange pendant la semaine, refusant notamment de serrer la main de Dana White. Ce n’est évidemment pas ça qui l’a fait perdre. Mais le contraste entre le Buckley conquérant de 2024, celui qui a fait tomber Stephen Thompson et Colby Covington, et le combattant hésitant vu à Edmonton saute aux yeux. À 32 ans, « New Mansa » va devoir se reconstruire loin du top 5.
Jasudavicius maîtrise Blanchfield : le co-main event
Le co-main event avait des allures de test grandeur nature pour la division des poids mouches féminins. Il a livré un verdict assez net. Jasmine Jasudavicius bat Erin Blanchfield par décision unanime, 29-28 sur les trois cartes.

La Canadienne a gagné le combat là où on l’attendait le moins : dans la gestion. Blanchfield, grappleuse redoutable, n’a jamais réussi à imposer son jeu au sol sur la durée. Jasudavicius a coupé les entrées, gardé une pression constante debout et volé les échanges en fin de round. Rien de spectaculaire, mais une copie très sérieuse face à l’une des meilleures lutteuses de la catégorie.
Dans une division où Manon Fiorot reste en embuscade, cette victoire rebat les cartes. Pour suivre la situation de la Française, on a fait le point sur le prochain combat possible de Manon Fiorot.
Le reste de la carte principale de l’UFC Edmonton
Ceux qui ont zappé la carte principale pour aller se coucher ont raté quelques pépites. Petit tour d’horizon.
- Cristian Perez a éteint Kyle Nelson en 27 secondes. Une entrée, une main, rideau. Certains chronos évoquent même 20 secondes. Dans tous les cas, c’est l’un des finishs les plus rapides de l’année.
- Marc-André Barriault a fait vibrer son public en stoppant Kyle Daukaus à 4:28 du premier round. « Power Bar » reste un poids moyen qu’on adore regarder, imprévisible et généreux.
- Timmy Cuamba a soumis Louis Jourdain au deuxième round. Coup dur pour le Québécois, pris au piège après une bonne entame.
- Mandel Nallo a lancé la carte principale avec un TKO sur Nate Landwehr au deuxième round. Première victoire à l’UFC pour lui, et pas contre n’importe qui.
Les préliminaires : soumissions en série
Si la carte principale a sorti les gants, les préliminaires ont parlé grappling. Quatre soumissions sur sept combats, dont deux kimuras. Chelsea Chandler a plié Melissa Croden à 4:52 du premier round, SuYoung You a fait pareil avec Cody Chovancek dans le dernier acte.
Le combat le plus marquant reste celui de Nick Galanti. Arrivé en remplaçant à court terme, l’Américain a soumis le Canadien Julien Leblanc sur un face crank en 1:26. Un étranglement rare, presque vicieux, et une soirée qui démarrait mal pour le clan canadien. À ce moment-là, le public local comptait ses défaites et commençait sérieusement à douter.
Côté poids lourds, Tanner Boser a dû attendre la toute fin pour stopper Jhonata Diniz (4:26 du troisième round), pendant que Joel Faglier a dominé Javad Mahjoub au deuxième. Katlyn Cerminara et Steven Koslow complètent le tableau avec un TKO et une soumission.
Le chiffre à retenir : 9 combats sur 13 se sont terminés avant la limite. Un taux de finish de près de 70 %, bien au-dessus de la moyenne d’une Fight Night classique.
Notre avis sur l’UFC Edmonton
On va être direct : c’était l’une des Fight Nights les plus agréables de l’automne. Le main event a livré exactement ce qu’on espérait d’un choc entre deux frappeurs, avec en prime un scénario hollywoodien pour le héros local. Le genou de Malott tournera en boucle dans les compilations de fin d’année, aucun doute là-dessus.
La vraie question concerne maintenant la hiérarchie des welters. Malott a tapé à la porte du top 10, il l’a même défoncée. Lui offrir un adversaire classé à Toronto en janvier serait logique. Lui proposer un nom à la popularité moyenne serait du gâchis. Pour Buckley, à l’inverse, un combat de reconstruction face à un adversaire moins dangereux paraît incontournable.
L’UFC ne prend pas de pause. Dès samedi prochain, direction Abu Dhabi pour un UFC 333 autrement plus lourd en enjeux, avec deux championnats du monde au programme. Toute la carte de l’UFC 333 Volkanovski vs Evloev est déjà disponible, ainsi qu’un focus sur la trilogie Petr Yan vs Merab Dvalishvili. Et pour ceux qui se demandent ce que touchent ces combattants pour une telle soirée, notre dossier sur les salaires réels à l’UFC remet les pendules à l’heure.



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