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Fundora vs Hadribeaj : KO à la dernière seconde, Sebastian Fundora garde sa ceinture WBC

QuentinCOMBATTANT & RÉDACTEUR 7 MIN DE LECTURE
Sebastian Fundora
SOMMAIRE 01 · Fundora vs Hadribeaj : la fiche du combat02 · Un combat plus piégeux que prévu03 · Le corps, la clé du succès de Sebastian Fundora04 · Le douzième round et la gauche de la délivrance05 · Ce que ce combat dit de Fundora06 · Ermal Hadribeaj, une défaite qui ne l’efface pas07 · Fundora veut l’unification à 154 livres08 · Les résultats de la sous-carte à Las Vegas
L’ESSENTIEL

Sebastian Fundora a mis KO Ermal Hadribeaj à 2:59 du 12e et dernier round à Las Vegas pour conserver son titre WBC des super-welters. Récit, stats et course à l'unification face à Ennis et Kelly.

Une seconde. C’est tout ce qui séparait Ermal Hadribeaj de la fin du combat et d’une décision des juges. Sebastian Fundora l’a mis KO à 2:59 du douzième et dernier round, samedi soir à Las Vegas, d’une gauche qui a envoyé l’Albanais au tapis et convaincu l’arbitre de tout arrêter. Le géant californien conserve sa ceinture WBC des super-welters pour la quatrième fois et inflige à son adversaire la première défaite de sa carrière. Un final complètement fou, et un message envoyé au reste de la division.

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Fundora vs Hadribeaj : la fiche du combat

ÉlémentDétail
DateSamedi 17 octobre 2026
SalleThe Chelsea, The Cosmopolitan, Las Vegas
TitreWBC super-welters (69,8 kg)
RésultatFundora par KO, 12e round, 2:59
ArbitreThomas Taylor
Bilan Fundora25-1-1 (17 KO)
Bilan Hadribeaj23-1-1 (première défaite)

Un combat plus piégeux que prévu

Sur le papier, Fundora partait favori. Plus grand, plus long, plus expérimenté au plus haut niveau. Mais Hadribeaj n’est pas venu à Las Vegas pour faire de la figuration. Invaincu en 24 combats, l’Albanais a proposé un plan intelligent : tourner, jabber, puis rentrer au corps à corps pour neutraliser l’allonge de son adversaire.

Ça a fonctionné un moment. Dans les premiers rounds, Hadribeaj a touché au corps et placé des crochets plongeants par-dessus la garde du champion. Fundora, fidèle à son style si particulier, a accepté la bagarre de près. C’est ce qui rend ce boxeur unique : avec son mètre 97, il préfère souvent combattre comme un poids léger collé à son adversaire plutôt que d’exploiter sa distance.

Le combat a vite tourné à la guerre de tranchées. Beaucoup d’accrochages, beaucoup de mains au corps, peu de répit. Et un arbitre, Thomas Taylor, qui a fini par sévir.

Deux points retirés à Hadribeaj

Au troisième round, Hadribeaj perd un point pour accrochages répétés. L’avertissement aurait dû suffire. Il n’a pas suffi. Au onzième, nouvelle pénalité pour la même raison. Deux points envolés dans un combat serré, c’est énorme. Avec le recul, ces sanctions pesaient lourd sur les cartes, mais le KO final a rendu tout ça anecdotique.

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Le corps, la clé du succès de Sebastian Fundora

Sebastian Fundora

Si on devait retenir une seule chose de la stratégie de Fundora, ce serait le travail au corps. Les statistiques CompuBox sont éloquentes : 202 coups touchés pour Fundora contre 144 pour Hadribeaj, dont 56 au corps. Le champion l’a lui-même expliqué après le combat : dès le quatrième round, il sentait qu’il faisait mal à son adversaire au niveau du foie et des côtes.

C’est le genre d’investissement qui ne rapporte pas tout de suite. Les coups au corps usent, ralentissent, coupent les jambes. Et en fin de combat, ils paient. Au onzième round, Fundora a placé 18 coups de puissance. Hadribeaj tenait encore debout, mais il ne bougeait plus de la même manière.

L’analyse technique : en boxant de près, Fundora renonce à son avantage d’allonge, mais il gagne en angles pour ses uppercuts et ses crochets au corps. Contre un adversaire qui cherche le corps à corps, c’est une manière de le battre sur son propre terrain.

Le douzième round et la gauche de la délivrance

On arrive à la dernière minute. Hadribeaj sait qu’il a perdu des points, il sait qu’il doit finir fort. Fundora, lui, aurait pu gérer et attendre la cloche. Il ne l’a pas fait. Il a continué à chercher ce qu’il appelle « le coup spécial ».

Il l’a trouvé à la toute fin. Une gauche, nette, au bon endroit. Hadribeaj s’écroule. Il reste une poignée de secondes au chrono et Thomas Taylor décide de ne pas laisser l’Albanais reprendre le combat dans cet état. 2:59. Le chronomètre affichait encore une seconde. La salle explose.

« C’était dramatique de le mettre KO à la dernière seconde », a souri Fundora au micro, avant de reconnaître qu’il devait « retourner à la salle pour corriger certaines choses ». Une lucidité qui en dit long : le champion sait qu’il a été bousculé.

Ce que ce combat dit de Fundora

On a longtemps vu Sebastian Fundora comme une curiosité. Un super-welter immense, qui refuse de boxer à distance et accepte de prendre des coups pour en donner. Sa seule défaite, le KO subi contre Brian Mendoza en 2023, semblait confirmer les limites de ce style.

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Depuis, il a fait taire beaucoup de monde. Il a battu Tim Tszyu à deux reprises, il a enchaîné les défenses et il a gagné en maturité. Le combat de samedi l’a montré capable de souffrir pendant onze rounds puis de garder assez de lucidité pour finir un adversaire dur au mal. Ce n’est pas rien.

Son point faible reste sa défense. Hadribeaj l’a touché plus qu’on ne l’imaginait, notamment avec des crochets larges. Face à un frappeur plus explosif, ça pourrait coûter cher.

Ermal Hadribeaj, une défaite qui ne l’efface pas

Il serait injuste de quitter Las Vegas sans saluer le perdant. Ermal Hadribeaj est arrivé avec l’étiquette du challenger méconnu, celui qu’on choisit pour une défense tranquille. Il est reparti avec le respect de toute la salle. Pendant onze rounds, il a posé des problèmes réels au champion, l’a forcé à reculer par séquences et a montré une solidité physique remarquable.

Ses deux points de pénalité racontent aussi une forme d’inexpérience à ce niveau. Accrocher, c’est une arme, à condition de savoir jusqu’où l’arbitre vous laisse aller. Hadribeaj a dépassé la limite deux fois, et il l’a payé. Avec un peu plus de discipline et un camp construit pour durer douze rounds à ce rythme, il peut revenir dans le top 10 rapidement. À 23 victoires pour une défaite, sa carrière est loin d’être terminée. On ne serait pas surpris de le revoir dans un combat éliminatoire WBC dès 2027, face à un adversaire classé qui voudra lui aussi s’offrir une chance mondiale.

Une chose est sûre : ceux qui ont veillé jusqu’au bout de la nuit française pour suivre ce combat n’ont pas été volés. Rarement un championnat du monde aura basculé aussi tard, et de manière aussi spectaculaire.

Fundora veut l’unification à 154 livres

Le message d’après combat ne laissait aucune place au doute : « Je veux devenir champion incontesté dans cette catégorie. » Et le paysage actuel des super-welters rend cette ambition réaliste.

  • Jaron Ennis détient les ceintures WBA et WBO depuis sa victoire par arrêt au septième round face à Xander Zayas en juin.
  • Josh Kelly est le champion IBF.
  • Sebastian Fundora garde le WBC.

Fundora a explicitement visé le vainqueur d’un éventuel Ennis contre Kelly. Une piste évoquée depuis plusieurs mois par Eddie Hearn, qui travaille aussi avec PBC sur l’idée d’un Fundora contre Kelly. Les deux scénarios mènent au même endroit : un combat pour les quatre ceintures, probablement en 2027.

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Notre avis ? Un Fundora contre Ennis serait l’un des plus beaux combats possibles en boxe actuellement. « Boots » est invaincu, explosif, techniquement parmi les meilleurs au monde. Fundora apporterait un défi physique qu’Ennis n’a jamais connu. On signe tout de suite.

Les résultats de la sous-carte à Las Vegas

  • Armando Resendiz (17-3) bat Koen Mazoudier (16-5-1) par décision unanime en 10 rounds (98-92, 97-93, 97-93) chez les super-moyens.
  • Marco Romero (16-0, 14 KO) foudroie Matias Ferreira d’une droite à 1:54 du premier round. Un prospect à suivre de très près.
  • Jaime Osuna (12-0) s’impose par décision majoritaire face à Cristian Cangelosi en 8 rounds chez les moyens.

Le même soir, à Londres, Daniel Dubois démolissait Fabio Wardley pour conserver sa ceinture WBO des lourds. Le récit complet est à lire dans notre article Dubois vs Wardley 2. Pour relire les enjeux posés avant le combat de Las Vegas, notre présentation de Fundora vs Hadribeaj est toujours en ligne. Le même week-end, le PFL couronnait une nouvelle championne, à lire dans nos résultats du PFL Chicago. Pour situer Fundora dans l’histoire, notre classement des meilleurs boxeurs de tous les temps donne la mesure du chemin. Et pour les amateurs de grands noms, les rumeurs autour du prochain combat de Canelo Alvarez continuent d’animer la planète boxe.

Quentin
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Quentin

Quentin, 27 ans, passionné par les sports de MMA. Suivez mon aventure au coeur de tous les combats MMA !

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