SOMMAIRE
01 · Yan vs Dvalishvili : l’historique d’une rivalité02 · Petr Yan, le retour au sommet03 · Merab Dvalishvili, la machine veut sa revanche04 · Face à face : les deux profils comparés05 · Les clés tactiques de la trilogie06 · Notre pronostic Yan vs Dvalishvili 307 · Et après la trilogie ?Une victoire chacun, une ceinture des poids coqs en jeu et une revanche de la revanche à Abu Dhabi. Analyse des deux premiers combats, clés tactiques et notre pronostic pour Petr Yan vs Merab Dvalishvili 3.
Un partout, balle au centre. Petr Yan et Merab Dvalishvili se retrouvent ce samedi 24 octobre à l’UFC 333 pour départager une rivalité qui dure depuis plus de trois ans. Le Russe défend la ceinture des poids coqs qu’il a arrachée au Géorgien en décembre dernier. Le Géorgien, lui, jure qu’il n’était pas à 100 % ce soir-là. Qui a raison ? Notre pronostic Yan vs Dvalishvili 3 risque de faire grincer quelques dents.
Yan vs Dvalishvili : l’historique d’une rivalité
En mars 2023, Dvalishvili avait étouffé Yan pendant quinze minutes. Une démonstration de lutte et de cardio, avec un nombre de tentatives d’amenée au sol qui avait donné le tournis. Yan, lui, a toujours affirmé qu’il avait combattu « avec une seule main » ce soir-là, en raison d’une blessure.
En décembre 2025, à l’UFC 323, le scénario s’est inversé. Yan a repoussé plus de deux douzaines de tentatives de lutte, a gagné la majorité des rounds au volume de frappe et a récupéré une ceinture qui lui avait échappé depuis des années. Une victoire nette, sans contestation.
Petr Yan, le retour au sommet

La carrière de Yan est un roman. Champion en 2020 face à José Aldo, il perd sa ceinture sur une disqualification face à Aljamain Sterling en 2021, après un genou illégal. Il récupère un titre intérimaire, puis s’incline de justesse dans la revanche contre Sterling, avant une défaite très discutée face à Sean O’Malley et ce revers face à Dvalishvili. Quatre défaites en cinq combats, et pourtant, personne n’a jamais douté de son talent.
Le Russe a reconstruit sa confiance pas à pas avant de signer ce chef-d’oeuvre tactique à l’UFC 323. Son bilan est aujourd’hui de 20 victoires pour 5 défaites. À 33 ans, il est au sommet de sa maturité.
Abu Dhabi, un terrain favorable
Petit détail qui compte : Yan a combattu quatre fois à Abu Dhabi, pour trois victoires. Il connaît le décalage, la chaleur, l’ambiance de l’Etihad Arena. Et le public de la région, très tourné vers les combattants du Caucase et de Russie, devrait plutôt le soutenir.
Merab Dvalishvili, la machine veut sa revanche

Pour comprendre la défaite de Dvalishvili en décembre, il faut regarder son calendrier. En 2025, le Géorgien a enchaîné les combats comme personne. Umar Nurmagomedov en janvier, Sean O’Malley en juin, Cory Sandhagen en octobre. Ce dernier combat a même établi un record du plus grand nombre d’amenées au sol réussies dans l’histoire de l’UFC, et du plus grand nombre de défenses de titre chez les coqs.
Puis, deux mois seulement après Sandhagen, il accepte d’affronter Yan. Une erreur, de son propre aveu. Il a reconnu que la fatigue avait pesé dans sa défaite. Cette fois, il arrive avec une préparation complète, un corps reposé et une motivation décuplée. Son bilan : 21 victoires, 5 défaites.
À 35 ans, le temps commence à jouer contre lui. Mais Dvalishvili n’a jamais été un athlète comme les autres. Son cardio relève presque de l’anomalie, et c’est justement dans les derniers rounds qu’il fait la différence.
Face à face : les deux profils comparés
Sur le papier, Yan est le technicien le plus fin des deux. Sa boxe est précise, ses contres font mal et il sait punir chaque entrée mal préparée. Dvalishvili compense par un volume d’activité unique dans l’histoire de la catégorie : il ne s’arrête jamais, enchaîne les feintes, les entrées, les relances, jusqu’à ce que l’adversaire craque mentalement. Le combat oppose donc la qualité à la quantité, la précision à la pression. Un classique du MMA, mais rarement à un tel niveau.
Côté horaires, la carte principale de l’UFC 333 débute vers 20 h, heure française. Le co-main event devrait démarrer aux alentours de 22 h, selon le rythme de la soirée et la durée des combats précédents.
Les clés tactiques de la trilogie
Le combat se jouera sur un équilibre très fin. Voici les trois points qui vont, selon nous, décider du vainqueur.
- La défense de lutte de Yan sur 25 minutes. Il a tenu en décembre face à un Dvalishvili fatigué. Pourra-t-il refaire la même chose face à une version fraîche, capable d’enchaîner les tentatives jusqu’au dernier round ?
- Le travail au corps. Les coups au corps de Yan ont ralenti Dvalishvili lors du deuxième combat. C’est son arme pour couper le moteur du Géorgien.
- Les championship rounds. Les rounds 4 et 5 ont historiquement souri à Dvalishvili. Si le combat est serré après trois rounds, l’avantage est plutôt géorgien.
À savoir : les deux premiers combats sont allés à la décision. Aucun des deux hommes n’a réussi à vraiment mettre l’autre en danger. Une troisième décision est donc le scénario le plus probable.
Notre pronostic Yan vs Dvalishvili 3
La logique voudrait qu’on suive la dernière impression laissée. Yan a dominé en décembre, il est champion, il combat dans une ville qui lui réussit. Beaucoup de spécialistes le donneront favori.
On va prendre le contre-pied. Notre pronostic : victoire de Merab Dvalishvili par décision. On pense que la défaite de décembre a surtout été celle d’un Dvalishvili épuisé par une année folle. Avec un camp complet, il retrouvera ce rythme infernal qui a usé tous les meilleurs coqs de la planète. Yan gagnera probablement les deux premiers rounds, mais le Géorgien devrait prendre le dessus en fin de combat.
On ne parie pas notre maison dessus. Yan a les outils pour gagner et la confiance d’un champion qui a trouvé la clé. Mais dans un combat aussi serré, on mise sur le cardio et la volonté du Géorgien.
Les paris à surveiller
- Combat à la décision : le pari le plus sûr, vu l’historique.
- Dvalishvili par décision : notre choix, à une cote probablement intéressante.
- Plus de 4,5 rounds : une alternative logique pour ceux qui veulent éviter de choisir un vainqueur.
Comme toujours, pariez de façon responsable et sans jamais miser l’argent du loyer.
Un dernier élément pèse dans notre réflexion : la dimension mentale. Dvalishvili n’a jamais digéré cette défaite. Il en parle depuis des mois, il a reconnu publiquement ses erreurs de gestion et il a construit toute sa saison autour de ce rendez-vous. Ce genre d’obsession peut transcender un combattant, comme elle peut le crisper. Yan, lui, aborde le combat avec la sérénité de celui qui a déjà résolu l’énigme une fois. C’est peut-être là que se cache le vrai piège pour le Géorgien : vouloir trop en faire, trop tôt, et offrir des contres au meilleur contreur de la catégorie.
Et après la trilogie ?
Le vainqueur aura une file d’attente bien remplie. Umar Nurmagomedov, battu par Dvalishvili en janvier 2025, reste un prétendant sérieux. D’autres noms montent dans la division, et le poids coqs reste l’une des catégories les plus denses de l’UFC. En cas de victoire de Yan, le débat sur une quatrième confrontation sera vite clos : il aura battu le Géorgien deux fois sur trois.
Pour tout savoir sur l’enjeu global de cette rivalité, notre article dédié à la trilogie Yan vs Dvalishvili revient en détail sur son contexte. Le main event de la soirée oppose quant à lui Alexander Volkanovski à Movsar Evloev, avec notre pronostic complet du combat. La carte de l’UFC 333 détaille tous les autres affrontements, et les curieux pourront revoir ce que donnait la soirée précédente avec les résultats de l’UFC Edmonton.



Ton avis sur le sujet ?